•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De nouveaux états généraux en vue pour la Fransaskoisie?

Des images d'archives des états généraux qui ont eu lieu en 1997 à Moose Jaw.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 20 ans, la communauté fransaskoise procédait à une profonde réflexion à propos de ses institutions et de son système de gouvernance. C'est à la suite des états généraux de 1997 et de 1998, à Moose Jaw et à Fort San respectivement, que l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) telle qu'on la connaît aujourd'hui a vu le jour.

Deux décennies plus tard, une réflexion de ce genre serait-elle à nouveau souhaitable?

Alors que certains s’y opposent, d’autres, dont l’ancien député de l’ACF pour le district de Gravelbourg, Michel Vezina, sont plutôt pour un tel processus.

Sans remettre en cause le modèle de gouvernance en place, M. Vezina croit qu’une réflexion serait profitable, ne serait-ce, dit-il, que pour examiner les nouveaux défis auxquels fait face la Fransaskoisie aujourd’hui. Parmi ces changements, Michel Vezina cite le rôle prépondérant de l’immigration au sein de la communauté, le vieillissement de la population et l'existence des réseaux sociaux.

Ça ne serait pas mauvais du tout d’avoir une autre réflexion globale. Appelons-la états généraux ou appelons-la autre chose, mais ça serait bienvenu.

Michel Vezina, ancien député de l'ACF

La prise en compte des changements au sein de la Fransaskoisie n’est toutefois pas chose nouvelle. En 2015, le président de l’Association canadienne-française de Regina (ACFR) e l’époque, Siriki Diabagaté, avait proposé d’organiser des états généraux pour discuter de la question.

Source de tensions

Le président de l’ACF, Roger Gauthier, ne croit pas qu’il serait nécessaire de bouleverser la structure des institutions actuelles. Selon lui, les états généraux nécessitent beaucoup de temps et d’énergie, en plus de créer des tensions au sein de la communauté.

Ce serait, à mon avis, une erreur d’essayer de ramener une espèce de modèle comme celui-là.

Roger Gauthier, président de l'ACF

La position de M. Gauthier est appuyée par l’historien fransaskois Laurier Gareau. Ce dernier a participé aux états généraux de Moose Jaw, en 1997, et déjà, à l’époque, il désapprouvait le processus. M. Gareau affirme que les états généraux divisent la communauté plutôt que de l’unir.

Avec les informations de Raphaëlle Ritchot

Saskatchewan

Francophonie