•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les pêcheurs de homard frustrés par les mesures de protection de la baleine noire

Six invités discutent du thème de l’éducation en prévision du vote du 10 septembre au Manitoba. Dans cette première partie, on parle du financement de l’éducation, de la gestion de la taxe scolaire et des ressources disponibles pour les élèves ayant des besoins spéciaux.

Radio-Canada

L'Union des pêcheurs des Maritimes exprime sa déception et sa frustration à la suite d'une réunion entre environ 300 pêcheurs de homard et des représentants de Pêches et Océans Canada sur les mesures de protection de la baleine noire.

Une conférence de presse des pêcheurs se tient mercredi après-midi, à Shippagan dans la Péninsule acadienne. La réunion entre les pêcheurs et les représentants du ministère a eu lieu à Inkerman, dans la matinée.

Le ministère a confirmé dans le nouveau plan de pêche au homard que les pêcheurs n'auront pas le droit de pêcher dans certaines zones, afin de protéger les baleines noires, comme en ce qui concerne les pêcheurs de crabe.

Par exemple, les homardiers ne pourront se rendre, à compter du 28 avril, dans le secteur du sud du golfe du Saint-Laurent où le plus grand nombre de baleines ont été observées l’an dernier. Ils devront aussi éviter les zones tampons temporaires établies autour des baleines repérées ailleurs, et respecter d’autres obligations.

« Pour notre industrie des pêches côtières, c’est une nouvelle désolante. Pour nous, c’était une surprise presque totale puisqu’il n’y a eu aucune consultation faite avec notre association à ce niveau-là cet hiver et jusqu’à quelques jours passés », affirme Martin Mallet, directeur général par intérim de l’UPM.

Les pêcheurs proposent des changements

L’UPM a fait plusieurs demandes pour « améliorer » le plan de pêche, poursuit M. Mallet. Les pêcheurs proposaient par exemple de limiter le nombre de casiers dans la zone, ou encore d’employer des observateurs pour appuyer les pêcheurs qui travaillent dans cette zone. Le ministère n’a toutefois retenu aucune de ces recommandations, affirme M. Mallet.

« Il y avait beaucoup de frustration dans la salle. Nous autres, on veut être des partenaires avec le MPO dans ce processus. Nous sommes des experts sur la mer. Nous avons de vraies solutions pour ces problèmes. Il y a des pêcheurs qui ne voient pas les vrais problèmes dans la pêche au homard comme dans la pêche au crabe. À la fin, les pêcheurs ont de la difficulté d’accepter des choses dans le plan de pêche qui sont pour [protéger] les baleines », explique Carl Allen, président de l'Union des pêcheurs des Maritimes.

Douze baleines noires sont mortes dans le sud du golfe du Saint-Laurent l'an dernier. Des nécropsies ont démontré que certaines d'entre elles avaient succombé à l'empêtrement dans des cordages de pêches; d'autres ont été victimes de collisions avec des bateaux.

La pêche au homard pourra-t-elle commencer lundi?

À Inkerman, des pêcheurs de homard font déjà des préparatifs pour leur saison de pêche, qui doit commencer lundi, mais l'ouverture pourrait être reportée en raison des glaces.

Des bouées avec en arrière-plan le quai et des glaces sur la côte.

Il y a encore trop de glace dans la région pour mettre les bateaux à l'eau, indique des pêcheurs d'Inkerman.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Des pêcheurs disent que les bouées ne sont même pas encore installées et qu'il y a encore trop de glace pour mettre les bateaux à l’eau.

Le fédéral dit vouloir travailler avec les pêcheurs

Dans une déclaration écrite, une porte-parole du ministère des Pêches et des Océans, Carole Saindon, explique que la majorité des mesures annoncées pour la pêche au homard sont identiques à celles annoncées pour la pêche au crabe des neiges.

Contrairement aux crabiers, les pêcheurs de homard n'auront cependant pas à marquer leurs cordes ou à procéder à l'identification supplémentaire des bouées.

« Le ministère continuera à travailler avec l’industrie pour élaborer des systèmes appropriés pour les cordes et bouées utilisées dans la pêche au homard pour les années à venir. Le ministre LeBlanc a d’ailleurs lancé une invitation à l’UPM et autres intervenants pour discuter des mesures de gestion et de l’importance de travailler ensemble en vue de la protection des baleines noires », peut-on lire dans la déclaration.

Avec des informations de Pierre-Alexandre Bolduc et Nicolas Steinbach

Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches