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Guérison et réconciliation en pleine nature à Yellowknife

Le campement dans un boisé.

Dans ses « Appels à l’action », la Commission de vérité et de réconciliation avait souligné le manque de centres de guérison au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Photo : Radio-Canada / Emily Blake

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La fondation Arctic Indigenous Wellness a ouvert son campement de guérison traditionnel dans un boisé, en plein Yellowknife. Un projet qui était attendu depuis longtemps par des aînés des Premières Nations à travers les Territoires du Nord-Ouest.

Un photoreportage de Mario De Ciccio

Des centaines de personnes rassemblés dans le camp en pleine forêt. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une centaine de résidents de Yellowknife et d’ailleurs ont assisté à l’ouverture du camp mardi après-midi.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Plusieurs politiciens, le maire de la ville, des travailleurs sociaux, mais, surtout, des aînés et des membres des communautés autochtones des territoires se sont rassemblés pour célébrer l’ouverture du camp.

Beaucoup de mains ont participé à ce projet, mais le camp reste avant tout une réalisation des Autochtones pour les Autochtones.

Quelques ainés autours d'un feu de camp. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les aînés autour du feu sont respectés par tous les visiteurs.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Le camp est un espace, ouvert toute l’année, qui permettra à qui le veut de venir parler aux aînés, d’écouter leurs histoires, de s’asseoir autour du feu en buvant du thé et en mangeant du bannock, un pain traditionnel.

Des traitements offerts concernent les problèmes de santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle.

On peut voir deux tentes et un grand nombre de visiteurs au campement.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une tente permettra aux aînés d’offrir des soins et des remèdes traditionnels alors que l’autre sera utilisé pour les repas et les rencontres.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Pour Rassi Nashalik, ancienne chef d’antenne de CBC Igalaaq (« la télévision », en inuktitut) et membre du conseil d’administration de la fondation, cet endroit accueillant les Dénés, les Métis et les Inuits est un rêve qui devient réalité.

Je n’étais pas encore venu avant hier. Je n’étais même pas à mi-chemin que je commençais déjà à avoir des larmes de joie en voyant le camp.

Une citation de : Rassi Nashalik, conseil d'administration de la fondation Arctic Indigenous Wellness
Rassi Nashalik devant le feu.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maintenant à la retraite, Rassi Nashalik veut redonner à sa culture et sa communauté qui lui a tant donné.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Sa collègue de la fondation, l'aînée Be’sha Blondin, a aussi dit qu'il lui arrivait de pleurer de joie en voyant le camp, même lorsqu’elle le voit mentionné dans des commentaires sur Facebook.

Elle voit dans le camp la clef d'un avenir plus lumineux pour ses petits-enfants.

« Nous devons défricher le sentier pour nos enfants et enlever les barrages », dit-elle avec assurance. « Nous devons leur donner cela et utiliser tous les outils qui nous ont été donnés par nos ancêtres pour y arriver. »

Be'sha Blondin avec une jeune enfant. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Be’sha Blondin dit vouloir redonner un peu de bonheur dans cette terre qu’elle qualifie de menacée.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Pour l'aîné Francois Paulette, ancien chef déné et leader dans la Première Nation de Smith’s Landing, ce qui est formidable dans le camp, c’est surtout ces femmes qui ont permis sa construction.

« Les femmes sont l’épine dorsale de notre société », dit-il. « Ces temps-ci, ce sont les femmes qui doivent être les leaders, car elles sont en mesure de produire l’espoir et l’amour dont nous avons besoin. Elles sont plus près de mère Nature, de la médecine et de nos petits-enfants. »

Francois Paulette devant les visiteurs au campement. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Francois Paulette et d'autres aînés avaient essayés sans succès d'établir ce genre de campement il y a quelques années.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Le camp n’est toutefois qu’une première étape temporaire dans le projet de la fondation Arctic Indigenous Wellness, soit la construction d’un centre de santé et de bien-être adapté à la culture autochtone à Yellowknife.

Le campement pourra recevoir ses premiers patients dès la semaine prochaine et il restera ouvert tant que le centre ne sera pas construit.

L'intérieur du tipi Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le tipi servira de lieu de rencontre pour les visiteurs et les aînés.

Photo : Radio-Canada / Mark Haldari

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