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Son combat pour être reconnu comme orphelin de Duplessis

Christian Gourdeau assis dans sa cuisine
Christian Gourdeau est né à Montréal en 1960. Il habite maintenant à Trois-Rivières. Photo: Radio-Canada

Christian Gourdeau a été abandonné par ses parents biologiques. L'homme, qui habite maintenant à Trois-Rivières, a passé les quatre premières années de sa vie dans un orphelinat de Montréal.

Depuis maintenant quatre ans, Christian Gourdeau tente d’obtenir une indemnisation du « Programme national de réconciliation avec les orphelins de Duplessis ayant fréquenté certaines institutions », en raison de son passage à la Chapelle de la réparation.

S'il était reconnu comme un orphelin de Duplessis, il obtiendrait une compensation totale de 15 000 $, mais sa demande a été refusée.

« C'est pas beaucoup 15 000 $, mais dans mon cas, ce serait une bonne affaire. Ce serait un plus qui m'aiderait à m'en sortir plus
 », dit-il.

Aujourd'hui, malgré des études, Christian Gourdeau vit dans des conditions difficiles. « Je suis un enfant non désiré, alors ça part très très mal une vie ça, quand on part comme ça... ça aide pas. »

Une série de refus

En 2014, le gouvernement du Québec refuse de l’indemniser. Il est également débouté dans sa demande de révision auprès du sous-ministre.

Québec refuse sa demande en invoquant le fait qu'il a fréquenté une crèche plutôt qu'un des neuf établissements reconnus par le programme.

Christian Gourdeau croit tout de même qu'il répond à tous les critères, parce qu'il a été placé dans une crèche pour une période de plus de deux ans.

Sa cause se trouve maintenant devant les tribunaux.

Christian Gourdeau s'est récemment adressé à la Cour des petites créances qui ont renvoyé son dossier en Cour supérieure, mais le gouvernement conteste ce renvoi.

Soutien du comité des orphelins de Duplessis

Le président du Comité des orphelins de Duplessis victimes d'abus, Lucien Landry, a fait venir le dossier de Christian Gourdeau du ministère. Après l'avoir bien étudié, il dit ne pas comprendre la décision de Québec.

« Il était à la crèche [la Chapelle] de la réparation à Montréal et moi, je suis un orphelin et j'ai vécu dans cette même institution et j'ai reçu la compensation », dit-il.

Je ne comprends pas pourquoi lui, il ne l'a pas [l’indemnisation].

Lucien Landry, président du Comité des orphelins de Duplessis victimes d'abus

Le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, responsable du programme, refuse de commenter le dossier puisqu'il est devant les tribunaux.

D'après les informations de Sarah Désilets-Rousseau

Mauricie et Centre du Québec

Justice et faits divers