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Les acériculteurs du N.-B. incertains pour leur saison des sucres

La ville de Lévis met en ligne un guichet unique pour venir en aide aux entreprises en quête de main d'oeuvre.

Radio-Canada

Les producteurs de sirop d'érable du Nouveau-Brunswick craignent que la saison des sucres qui a débuté tardivement en 2018 s'arrête trop vite.

En temps normal, au mois d’avril la récole des sucres est très productive. Mais cette année, les érables commencent à peine à fournir leur sucre aux acériculteurs de la province. « C’est la [saison] la plus tardive que j’ai vécu. Ça fait dix ans que je suis dans le domaine », déclare Jean-François Laplante, vice-président de l’Association acéricole du Nouveau-Brunswick.

L'acériculteur Jean-François Laplante dans une entreprise de production de sirop d'érable.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'acériculteur Jean-François Laplante croit que la quantité de neige tombé a eu un impact négatif sur la saison des sucres.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Cet acériculteur détient 12 000 entailles. Il est l’un des plus importants producteurs du secteur de Kedgwick et de Saint-Quentin. Ces régions sont l’épicentre de la production industrielle de sirop d’érable au Nouveau-Brunswick.

« J’ai [produit] seulement 25 % d’une saison moyenne. On n’est vraiment pas avancé dans la saison. » Selon le producteur, il lui faudrait une quinzaine de jours pour obtenir un « résultat raisonnable ».

Inquiétude

Pour les acériculteurs, la plus grande crainte est que le beau temps active la sortie des bourgeons. Cette situation mettrait un terme à la saison.

« Tous les producteurs vivent la même situation. La saison s’annonce mauvaise et nous sommes tous inquiets », admet Jean-François Laplante.

Daniel Levesque, propriétaire de l’Érablière Dan et A., a tenté sa chance dans l'industrie en 2017. Il est déçu et aussi inquiet. « Ça ne coule pas fort, constate M. Levesque. Ce n’est pas aussi bon que l’année passée. »

Le propriétaire de l’Érablière Dan et A, Daniel Levesque.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel Levesque, propriétaire de l’Érablière Dan et A, a fait que le tiers de la production nécessaire pour rentabiliser ses nouvelles installations.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

À sa première saison, M. Levesque avait obtenu un rendement de quatre livres et demi de sirop par entaille.

Selon Jean-François Laplante la quantité de neige tombée est l’un des principaux facteurs responsables de cette production au ralenti. Il garde toujours bon espoir. « Il est trop tôt pour dire que c’est une mauvaise saison », conclut-il.

Avec les informations de Serge Bouchard

Nouveau-Brunswick

Agro-industrie