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L'administration Plante entrevoit « très bientôt » une entente avec les brigadiers scolaires

Un rassemblement de syndiqués équipés de pancartes.

Des brigadiers scolaires ont manifesté devant le quartier général du SPVM le 6 mars dernier.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Les négociations se poursuivent entre les brigadiers scolaires et la Ville de Montréal en vue de signer une nouvelle convention collective. Le président du comité exécutif, Benoit Dorais, se dit toutefois « très confiant » d'en arriver à une entente « très bientôt ».

L'administration Plante a été questionnée sur le sujet mardi matin par le conseiller d'opposition Frantz Benjamin, lui-même interpellé la veille au soir par des manifestants devant l'hôtel de ville.

« On s'entend tous sur le rôle primordial que nos brigadières scolaires jouent sur la sécurité urbaine des plus vulnérables, sur la sécurité de nos enfants qui traversent jour après jour les intersections pour aller à l'école et y revenir », a-t-il indiqué d'entrée de jeu.

« Je pense comprendre à la lumière de quelques-unes de leurs demandes et des enjeux [que] ce ne sont pas les plus gourmands », a ajouté M. Benjamin.

Ce ne sont pas les plus gourmands en termes de rémunération et en termes de condition de travail.

Frantz Benjamin, conseiller d'opposition

« Qu'est-ce qui vous empêche de vous entendre avec nos brigadiers scolaires? Quand l'administration pourra régler ce dossier avec eux? », a demandé le conseiller d'Ensemble Montréal, qui présidait le conseil municipal à l'époque où la mairie était occupée par Denis Coderre.

En guise de réponse, Benoit Dorais a souligné que les négociations se poursuivaient « en ce moment même ».

« On met tous les efforts nécessaires », a assuré le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, se disant « très confiant » d'en arriver à une entente de principe « à très court terme » avec les brigadiers, allant même jusqu'à promettre que « plusieurs de leurs demandes seront satisfaites » et qu'« ils verront leurs conditions s'améliorer ».

Très bientôt, on va arriver avec une entente.

Benoit Dorais, président du comité exécutif de la Ville de Montréal

Lui-même un ancien commissaire scolaire, M. Dorais a ajouté qu'il comprenait bien l'importance du travail des brigadiers, « non seulement pour nos enfants, mais également pour nos personnes âgées, pour toutes les personnes qui veulent traverser à des endroits qui parfois ne sont pas évidents ».

Une autre journée de négociations entre les deux parties est prévue la semaine prochaine si nécessaire.

Des employés pas comme les autres

Membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), les 660 brigadiers et brigadières scolaires de Montréal sont considérés comme des employés du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Ils ont d'ailleurs manifesté bruyamment devant le quartier général du corps de police, le mois dernier.

Leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2015.

« Ceux d’entre eux à statut permanent et temps plein gagnent présentement environ 13 000 $ par année en revenu de travail, précise le SCFP sur son site web. Ils réclament un rattrapage salarial qui les rapprochera de la moyenne des autres brigadiers scolaires du Québec. »

Quelques chiffres...

  • Salaire horaire : 16,14 $ de l'heure;
  • Nombre d'heures travaillées dans une journée : 4,5;
  • Disponibilité : de 6 h 45 le matin à 16 h l'après-midi;
  • Nombre de déplacements dans une journée : 6 allers-retours entre leur domicile et leur intersection.

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