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Le saumon de l’Atlantique épargné par le bar rayé dans le sud du golfe Saint-Laurent

Un saumon de l'Atlantique saute hors de l'eau.
Saumon de l'Atlantique. Photo: iStock / Wild & Free

Le saumon de l'Atlantique n'est pas la principale proie du bar rayé qui fréquente le sud golfe du Saint-Laurent, selon des études menées par Pêches et Océans Canada et par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs dans l'embouchure de la rivière Miramichi au cours des dernières années.

Plusieurs gestionnaires de rivières appréhendent le déclin des populations de saumons alors que le cheptel de bars rayés est maintenant évalué à un million de poissons dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Cette espèce peut se nourrir de saumons juvéniles.

Au Nouveau-Brunswick, le taux de bars rayés ayant des saumons juvéniles dans leur estomac atteint seulement 2 %. Au Québec, aucun saumon n'a été retrouvé dans l’estomac des bars rayés en pleine période de dévalaison des rivières, selon Valérie Bujold, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Valérie Bujold, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des ParcsValérie Bujold, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs Photo : Radio-Canada

On a regardé les contenus stomacaux et au total, au Québec, depuis 2014, sur 1200 bars rayés on n'a observé aucun saumon.

Valérie Bujold, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Valérie Bujold précise toutefois que la croissance de la population de bars rayés reste une inquiétude et que le ministère continuera à documenter son évolution.

Québec prévoit autoriser la pêche au bar rayé dans certaines rivières de la province en 2019. La Fédération québécoise pour le saumon atlantique aurait cependant souhaité que cette mesure entre en vigueur dès cet été.

La pêche au saumon représente des retombées annuelles de 55 millions de dollars, rappelle le président de la fédération, Jean Boudreau.

S'il y a prédation des saumoneaux éventuellement, il va falloir qu'on réagisse plus vite, on ne pourra pas attendre deux, trois ans.

Jean Boudreau, président de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique

Il explique que l’impact d’une forte prédation pendant quelques années pourrait se faire sentir dans les quatre à cinq années suivantes. Une situation qui pourrait, selon lui, avoir des conséquences assez dramatiques pour les pêcheurs.

D’après les informations de Martin Toulgoat

Bas-Saint-Laurent

Chasse et pêche