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Paul Savoie, le poète qui se méfiait des rimes

Paul Savoie, poète et directeur général du Salon du livre de Toronto
Paul Savoie, poète et directeur général du Salon du livre de Toronto Photo: Radio-Canada / Jonathan Bouchard

Paul Savoie est considéré comme l'une des voix majeures de la francophonie canadienne. Manitobain d'origine et Ontarien d'adoption, il dirige le Salon du livre de Toronto depuis 2010. Portrait d'un homme pour qui la poésie est « une façon d'être ».

Paul Savoie a commencé à écrire des poèmes à l'adolescence, mais ce n'est qu'au début de la vingtaine qu'il a songé à publier ses écrits. Son premier recueil de poésie, Salamandre, est également le premier recueil publié aux Éditions du blé, fondées en 1974.

Aujourd'hui, il a une vingtaine de recueils de poésie à son actif – dont Bleu bémol (Éditions David), qui lui a valu le prix Trillium 2012 –, et il a également publié des nouvelles, quelques romans, des traductions littéraires et des récits de voyage.

Démocratiser la littérature

Artiste sans compromis, Paul Savoie reconnaît que la valeur qu'il accorde au métier d'écrivain et son écriture exigeante lui jouent parfois des tours : certains trouvent son oeuvre difficile d’accès.

Pourtant, il tente par divers moyens de démocratiser la littérature, et en particulier la poésie, notamment grâce au Salon du livre de Toronto, un point de rencontre entre auteurs et lecteurs, et aux ateliers d'écriture qu'il donne régulièrement aux jeunes pour les initier à la poésie.

L'an passé, le poète a également accepté de sélectionner les meilleurs poèmes soumis au Prix de poésie Radio-Canada. Il a donc lu des centaines de poèmes à la recherche de la perle rare, un bon moyen pour lui de « connaître ce qui se fait en poésie à l’échelle du pays ».

La force de l'image

Pour qu'il retienne un poème, il fallait qu'il soit puissamment évocateur, que l'on « sente les émotions dans [les] tripes ».

Et pour cela, il est convaincu qu'il faut « surtout et avant tout éviter d’axer entièrement le texte sur des rimes ».

Quant au lecteur, il ne doit pas chercher à tout comprendre, mais plutôt à apprécier la beauté des images, à laisser le texte l'envahir.

Il ne faut pas lutter contre [le poème], mais s’y abandonner, se laisser séduire par lui.

Paul Savoie, poète

Prix de poésie : Inscrivez-vous du 1er avril au 31 mai

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