•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Néo-Brunswickois gardent l’oeil ouvert après l’attaque à Toronto

Trois policiers près de corps sur le trottoir.
Des policiers torontois sur la scène du crime. Photo: La Presse canadienne / Nathan Denette
Radio-Canada

Les Néo-Brunswickois se désolent de la mort de dix personnes renversées par un véhicule-bélier lundi à Toronto. Certains d'entres eux disent qu'ils garderont les yeux bien ouverts, sans pour autant, faire une obsession que ce genre d'évènement puisse se produire dans la province.

Au centre-ville de Moncton, c’est unanime, la tragédie à Toronto est une horreur. « C’est inexplicable. Tous ces gens qui étaient sur le trottoir. Juste à y penser [...] il n’y a aucun mot pour expliquer cela », déclare Alex Frenette.

Le Néo-Brunswickois Alex Frenette.Le Néo-Brunswickois, Alex Frenette, peine à trouver ses mots pour qualifier le drame survenu à Toronto. Il se rappelle avoir circulé dans les rues il y a quelque temps. Photo : Radio-Canada

M. Frenette était à Toronto il y a à peine quelques jours. « Ça aurait pu être moi, dit-il. On ne sait jamais ce qui peut arriver. »

Quelques mètres plus loin, Gracia Couturier ne peut s’empêcher de réagir à ce drame. « Je trouve ça dommage. Ce sont des personnes qui ont un problème mental, croit Mme Couturier. Pourquoi en arriver jusque là? »

Toronto s’ajoute à la longue liste des villes où un individu choisit de lancer son véhicule sur une foule pour faire des victimes. « Des évènements comme ceux-là ils se produisent aux États-Unis. C’est horrible qu’il y ait des choses comme ça qui arrivent au Canada », mentionne une autre résidente, Bonita Ellis.

« C’est vraiment surprenant. On voit ça partout dans le monde, en Europe », ajoute Fernand Robichaud.

Être alerte

Les Néo-Brunswickois ne craignent toutefois pas pour leur région. « Généralement, les petites villes, on les attaque moins. On attaque plutôt les grandes villes, les grandes places », déclare Roberte LeBlanc. Mais il avoue que l’idée qu’une attaque puisse se produire à Moncton, par exemple, reste rangée dans sa pensée. « Ça fait peur, admet-il. Ça arrive lorsque tu t’y attends le moins. »

Plusieurs croient que les Néo-Brunswickois devront être plus à l’alerte surtout dans de grands rassemblements tels que le tintamarre de la fête nationale de l'Acadie. « Tu gardes l’oeil ouvert et il est important de connaître son entourage », insiste Bonita Ellis.

La Néo-Brunswickoise Bonita Ellis.Bonita Ellis, croit que les Néo-Bruswickois devront faire preuve de plus de vigilance. Photo : Radio-Canada

« C’est un choc même si on se dit brave, on y pense pareil », avoue Fernand Robichaud.

De son côté, Brian Gallant s’est fait rassurant. Lui aussi a rappelé que nul n’est à l’abri. « Je pense que c'est évident au Nouveau-Brunswick que nous sommes bien, nous sommes en sécurité, mais il ne faut pas croire que ce genre d'incident ne peut pas arriver ici. Il faut être vigilant. »

Le ministre Denis Landry affirme, pour sa part, que le ministère de la Justice travaille en collaboration avec les agences responsables de la sécurité, du renseignement et des forces de l’ordre, entre autres. L’objectif est de prévoir et de prendre des mesures contre les risques de violence criminelle grave, de cybermenaces et de catastrophes naturelles.

Le Nouveau-Brunswick a aussi indiqué que la province est solidaire envers la ville de Toronto.

D’après les informations de Catherine Dumas

Nouveau-Brunswick

Justice et faits divers