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Ottawa n'évalue pas adéquatement les risques causés par les saumons d'élevage

Des saumons de l'Atlantique se déplacent alors que la lumière filtre dans l'eau.

La commissaire Julie Gelfand affirme qu'il y a des lacunes importantes dans la gestion des saumons par le gouvernement fédéral.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La commissaire à l'environnement et au développement durable, Julie Gelfand, critique le gouvernement fédéral sur trois fronts dans trois rapports peu reluisants pour le gouvernement, déposés mardi.

La commissaire juge que Pêches et Océans Canada n'a pas fait de progrès suffisants dans l'évaluation des risques de maladies pour l'élevage du saumon, surtout pratiqué en Colombie-Britannique et en Atlantique.

Des mesures ont été mises en place par le ministère et l'Agence canadienne d'inspection des aliments, mais, selon la commissaire, des éléments-clés sont manquants. Ainsi, le programme d'audit sur la santé du saumon en Colombie-Britannique n'est pas adéquat, affirme-t-elle.

Par ailleurs, la commissaire juge qu'Ottawa n'a pas mené d'analyse adéquate pour déterminer si les règles sur le rejet de médicaments et de pesticides ont un effet sur le poisson sauvage à l'extérieur des zones d'élevage.

Mme Gelfand note aussi qu'il n'y a pas de normes nationales sur la qualité du matériel utilisé comme les filets.

Développement durable

Ottawa n'est pas préparé à agir de façon à atteindre les objectifs de développement durable de l’ONU pour 2030, affirme la commissaire. Le Canada s'est engagé à mettre en oeuvre ce programme international qui vise notamment à éliminer la pauvreté, à augmenter la croissance économique et à protéger l'environnement.

À la fin de l'audit de la commissaire, le gouvernement fédéral n'avait pas de structure de gouvernance en place ni de plan d'action pour vérifier l'évolution des réalisations dans ce dossier.

Cet audit n'est pas le premier à montrer le manque de préparation à l'endroit des engagements internationaux.

Une citation de : Julie Gelfand, commissaire à l'Environnement et au Développement durable

La commissaire reconnaît toutefois que, dans son budget de février, Ottawa a annoncé près de 50 millions de dollars sur 13 ans pour des programmes de développement durable liés aux objectifs onusiens.

Protection de la biodiversité

Gros plan sur le visage d'une grenouille léopard.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La grenouille léopard est une espèce menacée en Alberta, mais sa réintroduction dans dans la région des Lacs-Waterton semble prometteuse.

Photo : CBC / Aquarium de Vancouver

La commissaire s'est penchée sur les réalisations canadiennes en matière de protection de la biodiversité. Elle estime d'ailleurs à 80 000 le nombre d'espèces de végétaux et d'animaux au pays.

Ces objectifs sont notamment liés à la gestion des terres et des eaux et à la collecte d'information relative à la biodiversité.

Selon la commissaire, le ministère a surtout concentré ses efforts sur des mesures administratives, par exemple la représentation du Canada dans des rencontres internationales. Or selon elle, il faudrait davantage de mesures, notamment une stratégie nationale pour coordonner les efforts, sans quoi « le Canada pourrait ne pas atteindre ses objectifs à l'horizon 2020 ».

Le gouvernement fédéral a accepté les recommandations de la commissaire à l'environnement et au développement durable.

D’après des informations de Raphaël Bouvier-Auclair

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