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Être payé pour étudier dans le milieu de la santé

Une femme attend avec un fauteuil roulant, alors qu'une autre aide une patiente fictive à se lever de son lit.
Des étudiantes du Centre de formation professionnelle de Lévis. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Pour contrer la pénurie de main-d'œuvre dans le milieu de la santé dans la région de Chaudière-Appalaches, les futurs préposés aux bénéficiaires et auxiliaires familiaux seront rémunérés durant leurs études dès la session d'automne.

« Ils sont embauchés en même temps qu’ils sont élèves. Ils sont assurés d’avoir un emploi », explique Nathalie Blondin, directrice du Service de la formation professionnelle, de l'éducation des adultes et aux entreprises à la Commission scolaire Beauce-Etchemin.

Offert dans les quatre commissions scolaires de la région, ce nouveau programme Dual permettra un apprentissage autant en classe qu’en milieux de travail. Durant la formation de 870 heures, environ 450 se feront en centre de formation et 420 en milieu de travail.

En plus d’être payés pour étudier, les étudiants auront la possibilité de travailler à temps partiel dans leur organisme ou entreprise de stage.

Dès les premières semaines de formation, l’étudiant aura son premier stage.

« On vient vraiment bonifier avec les stages. L’élève revient avec des questions de ce qu’il a vécu et ça va devenir plus concret pour lui », croit Julie Longchamps, enseignante au Centre de formation professionnelle Pozer.

Établissements qui offriront la formation :

  • Centre de formation professionnelle de Lévis
  • Centre de formation professionnelle le Tremplin
  • Centre de formation professionnelle Pozer
  • Centre de formation professionnelle l’Envolée

Pénurie de main-d’œuvre

Il y a un manque important de préposés aux bénéficiaires et d’auxiliaires familiaux dans la région. À la fin de l’année 2017, il y avait 839 postes à pourvoir, dont 499 seulement à Lévis. Des chiffres qui vont continuer de grimper avec le vieillissement de la population.

Le salaire permet d’attirer des personnes qui ne seraient pas revenues sur les bancs d’école.

« Ils se disent : ‘’Je serais capable avec la rémunération durant mes stages. Ça me donne le coup de pouce pour y retourner et réorienter ma carrière’’ », constate Nathalie Blondin.


Des élèves dans une classeDes futurs préposés aux bénéficiaires dans une classe du Centre de formation professionnelle de Lévis. Photo : Radio-Canada

Le salaire des étudiants n’est pas encore déterminé. Le CISSS doit s’entendre avec les établissements privés pour que la rémunération soit la même.

L’objectif de ce nouveau programme est de former 90 nouveaux travailleurs dès l’automne.

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