•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Des décennies d’engouement pour le roman policier au Québec

    Gros plan sur le livre «La mort frappe deux fois» de la série «Le manchot».

    L'auteur Pierre Daigneault (ou Pierre Saurel) est un des premiers auteurs de romans policiers au Québec.

    Photo : Radio-Canada / Capture d'un reportage de 1980

    Radio-Canada

    Le roman policier québécois connaît-il une forme d'âge d'or? La question se pose alors que la 20e édition du festival Metropolis bleu, qui se tient à Montréal, souligne les 200 ans de Frankenstein. Pourtant, il y a quelques décennies, le polar était boudé par les milieux littéraires. Retour en 1980.

    Le roman policier recouvre plusieurs catégories : le roman noir, le roman de suspense, le roman d’espionnage, etc. Son intrigue se base généralement sur une enquête policière ou celle d’un détective.

    En 1982, la Québécoise Chrystine Brouillet fait paraître son premier livre, intitulé Chère voisine. Cette histoire de meurtres, qui s’apparente au « thriller » à l’américaine, sort du lot. En effet, le Québec publie très peu de romans policiers à l’époque.

    Le grand public est pourtant friand de ce genre de récits et doit se rabattre sur les livres d’auteurs étrangers.

    Le roman policier, littérature populaire par excellence

    L’observateur, 7 décembre 1980

    Pierre Nadeau, journaliste et animateur de l’émission L’observateur du 7 décembre 1980, se penche sur l’engouement pour ce genre narratif. Il affirme qu’Agatha Christie, décédée cinq ans plus tôt, continue de vendre 100 000 exemplaires de ses livres en français chaque année. Et ce, au Québec seulement.

    « Nos auteurs et nos éditeurs […] ne semblent pas s’intéresser à profiter d’un pareil marché », précise-t-il. Pour mieux comprendre le phénomène, il part faire son enquête.

    Claude Poirier en entrevue, dans sa voiture. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

    Le chroniqueur judiciaire Claude Poirier, en 1980

    Photo : Radio-Canada

    Tout d’abord, il interroge le chroniqueur judiciaire Claude Poirier, dans sa voiture. Pour cet amateur de romans policiers, une bonne histoire doit se baser sur des faits vécus.

    À l’époque au Québec, un nom nous vient en tête lorsqu’on pense au roman policier : Pierre Daigneault. Mieux connu sous le nom de plume de Pierre Saurel, il est l’auteur des Aventures étranges de l’agent IXE-13 et de la série Le Manchot.

    Selon Pierre Daigneault, ses livres sont souvent victimes de snobisme. Son éditeur Jacques Fortin y va dans le même sens. Pour lui, le milieu littéraire québécois serait élitiste. Les auteurs auraient une réticence à opter pour ce genre jugé trop populaire.

    Nos écrivains sortent de l’université. Nos écrivains ont beaucoup de difficulté à accepter de mystifier le lecteur.

    Le critique littéraire Jean-Marie-Marie Poupart

    Les romans policiers britanniques

    Au jour le jour, 1er mars 1988

    Signe de la popularité grandissante des romans policiers, l’émission de service Au jour le jour du 1er mars 1988 s’y intéresse. Sur le plateau, la chroniqueuse Dominique Langelier présente les livres de quelques auteurs étrangers à l’animateur Normand Harvey.

    Elle parle tout d’abord de deux écrivaines anglaises, P. D. James et Ruth Rendell, qu’elle décrit comme les « dignes successeurs d’Agatha Christie ».

    Pourquoi plusieurs Britanniques se spécialisent-ils dans ce type de romans? La chroniqueuse explique que les Anglais aiment les histoires de crime. Une centaine d’auteurs de polars vivraient de leur plume en Angleterre.

    La peur plaît aux jeunes

    Même les jeunes s’intéressent au genre policier. C’est souvent en bas âge que l’idée de devenir écrivain germe.

    Millefeuille, 13 septembre 1992

    À l’émission Millefeuille du 13 septembre 1992, l’animateur Gaston L’Heureux rencontre des enfants amateurs de romans policiers. Ceux-ci présentent les œuvres qui les passionnent. Les livres d’Agatha Christie et ceux de collection Frissons ont la côte.

    À l’époque, la maison d’édition La courte échelle publie des romans de suspense signés par des auteurs tels que Sylvie Desrosiers et Chrystine Brouillet.

    Alors que la scène mondiale a longtemps été dominée par des écrivains anglo-saxons et américains, ce sont les Scandinaves qui se démarquent depuis les dernières années. Suédois, Norvégiens, Islandais, Finlandais et Danois sont les nouveaux rois du polar.

    Au Québec, les auteurs se font de plus en plus nombreux. Outre Chrystine Brouillet, pensons à Patrick Senécal, Louise Penny et Martin Michaud.

    Le climat nordique y serait-il pour quelque chose?

    Encore plus de nos archives

    Commentaires fermés

    L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

    Archives

    Arts