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Les frères trappistes de Rogersville se retirent de la production laitière

Radio-Canada

Les frères trappistes de Rogersville cessent une grande partie de leurs activités agricoles et vendent leur matériel.

Un texte de Margaud Castadère

La décision a été prise au début de l'année, à la suite d'un vote dans la communauté religieuse.

La congrégation abandonne son quota laitier et se débarrasse de ses vaches. Le matériel agricole sera vendu à l'encan.

Les trappistes conservent seulement leur élevage de poules, leur gagne pain principal, indique le frère Stephan Hewitt.

Aucun bâtiment n’est mis en vente. Les champs et des granges seront loués à un agriculteur laitier de Miramichi.

Message Facebook annonçant l'encanAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'encan est prévu le 5 mai prochain.

Photo : Facebook

Une situation intenable

Frère Stephan Hewitt explique que l’exploitation de la ferme laitière n’était plus viable.

Stephan Hewitt Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stephan Hewitt a travaillé 35 ans dans la ferme laitière.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

« Moi j’arrive à 60 ans, ça fait 35 ans que je travaille sur la ferme laitière. Il n’y a pas de relève dans la communauté. [...] Comme les fermiers, on n’a pas de congé maladie, c’est sept jours par semaine. On finit par se brûler », indique le religieux.

On ne fait pas un gros profit avec le lait. Pour tout le travail que ça prenait et le manque de profit, c’était assez évident comme choix.

Frère Stephan Hewitt
Des vachesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La congrégation abandonne son quota laitier.

Photo : Radio-Canada

Malgré l’évidence de la décision, celui qui gérait la ferme laitière ne cache pas sa tristesse. « C’est très déchirant. Au niveau émotionnel, c’est très difficile. Ça fait plus de 100 ans qu’on a des animaux ici. »

Je ne peux pas imaginer ma vie sans les vaches.

Frère Stephan Hewitt

Une perte pour la région

L’agriculteur Kevin Arseneau soulève qu’il s’agit d’un « pilier fort » qui s’en va. « C’est grâce à eux que beaucoup d’agriculteurs dans la région ont pu continuer à faire de l’agriculture par le partage d’équipement », rappelle-t-il.

Comme agriculteurs de la région, on réalise que c’est un gros morceau de l’agriculture de la région qui s’en va.

Kevin Arseneau, agriculteur

Selon lui, la fermeture de la ferme des trappistes n’est toutefois pas néfaste pour la production agricole de la région.

Même si on n’a pas repris leur quota de lait, ils ont quand même laissé une culture agricole forte ici dans la région.

Kevin Arseneau, agriculteur

La congrégation indique vouloir se tourner vers la production de fromage.

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