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Une nouvelle règle pour la chasse à l’orignal dérange

Un orignal femelle et son veau.
Un orignal femelle et son veau Photo: Radio-Canada / Jillian Coubrough
Radio-Canada

Les personnes qui ne résident pas au Québec n'auront plus le droit de chasser l'orignal dans les terres publiques de la province. Un homme originaire de Shawinigan qui demeure désormais en Ontario joint sa voix à ceux qui dénoncent cette mesure.

Un texte de Claudie Simard

Les non-résidents du Québec devront désormais utiliser les services d'une pourvoirie, d’une réserve faunique ou d’une zone d'exploitation contrôlée (ZEC) pour chasser l’orignal. La mesure a été annoncée en mars dernier par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Alain Foster, un homme originaire de Shawinigan, s’oppose à ce changement.

Depuis de nombreuses années, il chasse près de La Tuque avec son oncle, un résident de Shawinigan. Ils ont même investi ensemble dans un chalet pour s’assurer de pouvoir continuer d’aller à la chasse au moment de la retraite.

Monsieur Foster a récemment appris qu’il n’aurait plus le droit de chasser là où il avait l’habitude d’aller avec son partenaire de longue date.

Alain Foster ne pourra plus obtenir de permise de chasse à l'orignal pour les non-résidents.Alain Foster ne pourra plus obtenir de permis de chasse à l'orignal pour les non-résidents. Photo : Radio-Canada

Je n’irai pas dépenser mon argent pour aller à la chasse dans une pourvoirie!

Alain Foster

Des exceptions à la règle

Pour qu’un non-résident puisse chasser l’orignal sur les terres publiques, il doit être un membre de la famille immédiate d’un détenteur de permis résident du Québec. Il peut s’agir d’un père ou d'un frère, par exemple.

Or, c’est avec son oncle qu’Alain Foster souhaite aller chasser.

Les membres de la Gendarmerie royale du Canada, les membres des Forces armées canadiennes qui exercent leurs fonctions au Québec et les membres d’une mission diplomatique sont aussi exemptés.

Une mesure « discriminatoire », selon Alain Foster, qui propose que le chasseur résident au Québec puisse choisir son partenaire de chasse non-résident.

Il milite pour que le ministère accepte certaines dérogations lui permettant de poursuivre ses activités.

Un « non » catégorique

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs écrit que la nouvelle règle permettra aux chasseurs québécois de bénéficier d’un accès privilégié au territoire libre.

Le ministre Luc Blanchette admet qu’il y a des cas d’exception, mais il refuse d’ouvrir les discussions pour permettre à des non-résidents qui ne font pas partie de la liste des exceptions de s’ajouter.

« On a fait un nombre d’exceptions, on n’en ajoutera pas d’autres », dit-il.

La nouvelle mesure était déjà en vigueur dans la partie du Québec située au nord du 52e parallèle. Elle est désormais applicable à tout le territoire.

Le ministère estime que les chasseurs d’orignaux non-résidents représentent environ 1 % des chasseurs.

L’an dernier, 174 060 permis de chasse à l’orignal pour résidents ont été octroyés, contre 2744 pour des non-résidents. En Mauricie et au Centre-du-Québec, ils ont été une trentaine de chasseurs non-résidents l’an dernier.

Mauricie et Centre du Québec

Chasse et pêche