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L’œuvre Saint Jérôme va rester au Québec

Sur le tableau, Saint Jérôme, portant la barbe, regarde vers le ciel.
La toile « Saint Jérôme entendant la trompette du Jugement dernier » a été peinte par Jacques-Louis David. Photo: Musée de la civilisation, collection de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Québec, 1984.1
Radio-Canada

Le tableau Saint Jérôme entendant la trompette du Jugement dernier restera au Québec. La ministre de la Culture Marie Montpetit a émis lundi un avis d'intention de classement pour la peinture de Jacques-Louis David afin d'en assurer sa protection et sa mise en valeur au Québec.

C'est mon devoir comme ministre de protéger cette œuvre qui fait partie de notre histoire.

Marie Montpetit, ministre de la Culture du Québec

Les mesures de contrôle de la Loi sur le patrimoine culturel s'appliquent dès maintenant.

Plusieurs obligations incombent dorénavant au propriétaire du tableau. Il sera notamment dans l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la préservation de la valeur patrimoniale de l’œuvre, d’obtenir l'autorisation de la ministre pour transporter le bien hors du Québec, et de donner à la ministre un avis écrit préalable d'au moins 60 jours avant de vendre son bien.

Il doit par ailleurs obtenir l'autorisation de la ministre pour vendre ou donner son bien à un gouvernement, incluant celui du Québec, ou à une personne qui n'a pas la citoyenneté canadienne ou la résidence permanente, ou qui n’habite pas dans la province.

Une œuvre convoitée

Peint en 1779, le Saint Jérôme a été mis en vente récemment au coût d'environ 6,3 millions de dollars canadiens par la Fabrique Notre-Dame de Québec. Trois musées canadiens ont été sollicités, dont le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), pour acquérir l'œuvre actuellement exposée au Musée des beaux-arts de Montréal.

Le MBAC s’est précipité pour faire une offre afin de s’assurer que le tableau ne soit pas vendu à l’extérieur du pays, après que la National Gallery de Londres, en Angleterre, eut démontré de l’intérêt pour l’oeuvre.

Les dirigeants du MBAC étaient même prêts à mettre en vente aux enchères la toile La tour Eiffel, de Marc Chagall, pour financer son achat.

Le tableau a une valeur très rare sur le marché puisqu’il s'agit de la seule œuvre de ce peintre, l'un des plus influents en France et en Europe au tournant du 19e siècle, conservée au Québec et l'une des deux seules conservées au Canada.

Son intérêt patrimonial repose sur ses valeurs historique et artistique.

Assurer la protection des biens mobiliers à caractère religieux

Le ministère de la Culture aura par ailleurs le mandat de développer une stratégie de protection des biens mobiliers à caractère religieux du Québec.

La démarche visera tout d’abord à inventorier ces biens mobiliers. Une évaluation de leur valeur patrimoniale sera ensuite effectuée, et ceux qui possèdent un intérêt à l'échelle nationale seront protégés, et leur conservation au Québec assurée.

Notre patrimoine, c'est le reflet de ce que nous sommes comme société, c'est notre histoire à nous.

Marie Montpetit, ministre de la Culture du Québec

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