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Une nouvelle attaque de chien relance le débat sur les pitbulls à Montréal

La mère de famille est dans une chaise roulante et porte des bandages aux genoux et à la main gauche.

Godeline Azefouo Kamta à l'urgence, la semaine dernière.

Photo : Courtoisie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une mère de famille a été gravement mordue par un chien, la semaine dernière, dans le nord de Montréal. L'incident aurait pu être évité si l'administration Plante n'avait pas annulé le règlement imposant une muselière aux pitbulls, soutient l'opposition.

Un texte de Jérôme Labbé (Nouvelle fenêtre)

L'événement est survenu jeudi dernier, se rappelle Godeline Azefouo Kamta.

La résidente de l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville se trouvait dans la cour arrière de son domicile, rue Grenet, quand un chien a échappé au contrôle de son maître et a traversé la rue pour foncer sur elle et l'attaquer, alors qu'elle se trouvait à environ 80 mètres de lui.

« Pendant que je hurlais de douleur, son maître a accouru, a maîtrisé le chien pour s'enfuir alors que j'entrais dans la maison pour appeler la police, sans jamais faire preuve d'aucune compassion à ce qui m'était arrivé », raconte-t-elle.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) confirme qu'une attaque de chien lui a été signalée jeudi dernier. Elle affirme cependant qu'aucune arrestation n'a été effectuée, qu'elle n'envisage pas pour l'instant de déposer des accusations criminelles et que le dossier a été transféré aux services canins de l'arrondissement.

Mme Kamta soutient pourtant avoir « contacté la police », qui lui aurait « laissé savoir qu'elle était sur une piste » pour retrouver le propriétaire du chien.

La mère de famille, qui travaille comme infirmière, s'inquiète de voir revenir l'animal. « J'ai un fils de sept ans qui joue habituellement dans la cour arrière et qui aurait probablement pu être tué par ce chien d'une rare agressivité s'il se trouvait sur son chemin », observe-t-elle.

S'agissait-il d'un pitbull? « Je ne connais pas très bien les différentes races de chien, mais celui-là avait une tête arrondie et une large gueule », se rappelle Mme Kamta.

Ses blessures ne mettent pas sa vie en danger, mais elles ne sont pas mineures pour autant. « J'ai été mordue sur les deux genoux et à la main gauche, se plaint-elle, photos à l'appui. Des points de suture m'ont été administrés sur une distance d'environ 17 centimètres. »

« Cette attaque aurait pu être évitée si la mairesse Plante n'avait pas annulé le règlement imposant une muselière aux pitbulls », a soutenu le conseiller d'opposition Richard Guay lors de la séance du conseil municipal de lundi.

« La mairesse, a-t-il poursuivi, pourrait-elle nous dire si le nouveau règlement animalier, qui est en préparation, prévoit une muselière obligatoire pour les chiens de type pitbull sur le domaine public? »

Le conseiller de Pointe-aux-Prairies faisait référence à la réforme entreprise par l'administration Plante pour revoir le règlement sur le contrôle animalier, adopté par l'administration précédente, qui interdisait jusqu'à tout récemment l'acquisition de chiens de type pitbull.

Cette interdiction est suspendue depuis le 20 décembre 2017 – une décision que conteste le parti d'opposition Ensemble Montréal, formé sur les cendres de l'Équipe Denis Coderre pour Montréal.

Une consultation publique sur le sujet a également été lancée en février dernier.

Sans donner de détails sur la réforme à venir, la mairesse a répondu au conseil municipal qu'il s'agissait d'un dossier « complexe » et a laissé entendre que le conseiller Guay faisait une lecture « simpliste » de l'incident survenu jeudi dernier dans le nord de la Ville.

« Dans ce cas-ci, ce que je trouve d'autant plus problématique, c'est le délit de fuite, a-t-elle jugé. Alors j'espère qu'on va trouver des informations et qu'on va le retracer, ce propriétaire-là. Parce qu'avec un comportement comme ça, il ne mériterait pas d'en avoir un, chien. »

Son parti, Projet Montréal, prône la responsabilisation des propriétaires de chien plutôt qu'une interdiction pure et simple de certaines races de chien.

Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine

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