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Élections à Timiskaming First Nation : le ministère des Affaires autochtones continuera de travailler avec l'ancien conseil

Une affiche indiquant «New election in april, Election for chief and council».
Une élection a été réclamée par pétition Photo: Radio-Canada / Tanya Neveu

Après que deux clans se soient opposés au cours de la journée aux bureaux du conseil de bande de la Timiskaming First Nation, le ministère des Affaires autochtones a annoncé, en fin de journée lundi, qu'il ne s'impliquerait pas dans la divison qui règne présentement dans la communauté.

Par courriel, le ministère a indiqué à Radio-Canada que la seule façon de régler le litige serait de trouver une entente au sein de la première nation ou par la voie des tribunaux :

« Le Ministère a été informé qu'une élection avait eu lieu dans la Première Nation de Timiskaming samedi le 21 avril 2018. Le Ministère a également été informé que les membres du Conseil précédemment élu, dirigé par Wayne McKenzie, se considèrent comme étant en fonction et maintiennent que l’élection du 21 avril 2018 n'était pas légitime.
À la lumière de ces informations contradictoires, le Ministère n'est pas en mesure de prendre acte des résultats des élections tenues au cours de la fin de semaine et continuera de travailler avec le Conseil élu le 14 mai 2016.
Comme les élections au sein de la Première nation de Timiskaming sont tenues en vertu des règles électorales de la Première Nation, le Ministère ne peut intervenir pour régler les différends en matière d'élections et de gouvernance. Ceux-ci ne peuvent être résolus qu’au sein de la Première Nation ou par les tribunaux. »

La même information a été acheminée aux membres du conseil de bande par la poste.

Les faits

La communauté de TFN est, depuis plusieurs mois, divisée en deux clans; le conseil de bande élu en 2016 et un groupe de citoyens qui réclame, depuis un an, le retrait des élus actuels.

Selon le code électoral de la Timiskaming First Nation, une élection doit être déclenchée si 51 % des membres ayant voté aux dernières élections signent une pétition, ce qui a été fait en 2017.

Samedi dernier, des élections ont eu lieu et un nouveau conseil de bande a été élu. 169 votes ont été comptabilisés. La nouvelle équipe souhaitait donc prendre possession des bureaux administratifs lundi.

Devant une présence policière, deux groupes de citoyens ont donc réclamé, lundi les sièges disponibles au conseil de bande.

Les policiers de la communauté de Timiskaming First Nation surveillent les bureaux du Conseil de bande.Les policiers de la communauté de Timiskaming First Nation surveillent les bureaux du Conseil de bande. Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

La lettre du ministère des Affaires autochtones est parvenue à la direction générale de la TFN en fin de journée.

Vers 18 h 30, une dizaine de personnes occupaient toujours les lieux et des policiers étaient toujours sur place.

Prêts à aller en cour

Vers 18 h 30, Dominic Lafontaine, élu le 21 avril, a confirmé à Radio-Canada que le nouveau conseil n'avait pas l'intention d'en rester là.

C'est sûr qu'on va poursuivre en cour. On a déjà trouvé du conseil. On est prêt à embarquer là-dedans.

Dominic Lafontaine, nouvel élu

« Ç'a été fait de façon ouverte et démocratique. On a fait tout ce qui était écrit sur notre code électoral, on a fait notre procédure et on a suivi toutes les lois. Notre système, c'est un code électoral qui est propre à nous, alors c'est ça qui est la loi ici. C'est pour ça que les Affaires indiennes ne veulent pas s'en mêler. Pour nous, c'est notre code qui compte, pas le gré de l'ancien conseil », ajoute Dominic Lafontaine.

Retour au travail

Steve King, membre du conseil qui avait été élu en 2016, affirme que le conseil de bande est prêt à affronter le nouveau conseil en cour.

C'est une bonne nouvelle, mais je savais que ça allait être ça, parce qu'on l'a toujours dit, on est légal. Ils sont bienvenus d'aller en cour.

Steve King, conseiller de la TFN

« La Cour fédérale, c'est pas un processus qui est très vite, même le provincial. On les a battus déjà trois ou quatre fois dernièrement, donc s'ils veulent aller en cour, on les battera aussi », ajoute-t-il.

L'ancien conseil compte bien rentrer au travail comme à l'habitude mardi, même si les nouveaux élus les attendent de pied ferme. « Les polices sont toutes averties, ils ont eu la même lettre que nous autres. Ils nous supportent, les polices, même la Sûreté. S'il faut, on les amène sur le site. Nous, on continue à opérer, la buisness, faut que ça avance. On est là demain matin à 9 h. », affirme Steve King.

Abitibi–Témiscamingue

Nations métisses et autochtones