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Inondations : des agriculteurs s’impatientent

Un homme d'un certain âge, en habit, répond à la journaliste.

Marcel Papin, président de l’UPA de Lanaudière

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des agriculteurs de Maskinongé et de Lanaudière, sinistrés lors des inondations de 2017, dénoncent l'inaction du gouvernement. Un an plus tard, ils déplorent n'avoir reçu aucune compensation pour leurs récoltes qui ont été lourdement affectées par la crue des eaux.

L’Union des producteurs agricoles (UPA) de Lanaudière a recensé 29 agriculteurs, dans Lanaudière et Maskinongé, ayant besoin d’aide gouvernementale.

Nos gouvernements, ils n’accordent pas d’importance à l’agriculture.

Marcel Papin, président de l’UPA de Lanaudière

Marcel Papin, président de l'UPA de Lanaudière, s’explique mal la tournure des événements.

« Le dossier des inondations, on pensait que ça se réglerait comme rien, illustre-t-il. Puis, il ne s’est rien passé à date. Les agriculteurs sont désarmés! »

Difficile de trouver le bon intervenant

Dans leurs démarches pour obtenir des indemnisations, les agriculteurs se heurtent cependant à des intervenants qui se renvoient la responsabilité du dossier.

Ils ont d’abord sollicité l’aide du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), qui les a aussitôt renvoyés au ministère de la Sécurité publique.

À son tour, le ministère de la Sécurité publique, qui a pourtant soutenu plusieurs sinistrés des inondations du printemps 2017, les a plutôt dirigés vers la Financière agricole du Québec.

Malheureusement, comme ils n’ont pas semé avant la date prescrite, les agriculteurs ne cadrent pas dans les programmes de la Financière agricole et n’ont pas droit à l’assurance récolte.

Un homme avec une moustache répond aux questions de la journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

André Villeneuve, député péquiste de Berthier et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture et d’alimentation.

Photo : Radio-Canada

« Je comprends que la Financière agricole ne peut pas, d’elle-même, modifier les programmes. Que la situation est politique. Justement, quand le politique se commet, comme ils l’ont fait les deux pieds dans l’eau, tout heureux de dire qu’ils seraient là pour soutenir notre monde, bien aujourd’hui ils ne sont pas là et puis ça fait un an », explique André Villeneuve, député péquiste de Berthier et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture et d’alimentation.

Des pertes tangibles

Les frères Sylvestre, qui produisent du soya et du maïs à Saint-Cuthbert, estiment avoir perdu 100 000 $ chacun en récoltes.

Daniel Sylvestre précise que sur 500 acres, 40 % de leurs terres ont été affectées l’an dernier.

Un homme portant des verres fumés répond aux questions de la journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel Sylvestre, agriculteur.

Photo : Radio-Canada

On n’a jamais semé l’année passée, ici. L’eau s’est retirée à la fin juillet.

Daniel Sylvestre, agriculteur

Quant à lui, le producteur laitier Daniel Barrette raconte que 80 % de son fourrage a été détruit par les inondations. Il explique avoir eu recours à des produits de dépannage pour nourrir ses bêtes, une solution d’urgence qui ajoute aux pertes subies lors de la crue des eaux.

Un homme portant des lunettes, devant ses vaches, répond aux questions de la journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel Barrette, agriculteur.

Photo : Radio-Canada

« Au niveau des pertes, on parle d’une quarantaine de mille [de dollars], précise-t-il. Et puis là, avec les nouveaux fourrages, on voit vraiment les pertes liées au manque de qualité. »

Le cabinet du ministre de l’Agriculture Laurent Lessard affirme avoir versé 500 000 $ à 78 agriculteurs, mais a refusé de commenter le dossier des 29 agriculteurs de Lanaudière et de Maskinongé.

Avec les renseignements de Maude Montembeault

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