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La fin de la pêche récréative à la morue est demandée à T.-N.-L.

La pêche à la morue

La pêche à la morue

Photo : iStock

Radio-Canada

Le directeur de l'Association des producteurs de fruits de mer recommande la fin de la pêche récréative à la morue à Terre-Neuve-et-Labrador.

Derek Butler dit que l’association n’est « pas naïve » et ne s’attend pas à ce que l’on acquiesce à sa demande. « Mais peut-être qu’on a besoin de le dire pour avoir un peu d’attention. Pas pour nous, mais pour les poissons », affirme-t-il.

M. Butler croit qu’il y a un manque de contrôle sur la pêche récréative à Terre-Neuve.

Graham Wood, organisateur de croisières à Lewisporte, considère cette suggestion comme « honteuse » et est choqué que l’Association essaie, selon lui, de priver les Terre-Neuviens de leur « droit fondamental d’attraper du poisson » et de « mettre des protéines dans leur assiette ».

La pêche récréative est-elle vraiment à blâmer?

Après avoir montré des signes encourageants depuis 2012, les stocks de morue auraient diminué de 30 % au large de Terre-Neuve-et-Labrador pour se situer à 315 000 tonnes, selon l’évaluation publiée en mars par Pêches et Océans Canada.

La biomasse des poissons de fond pêchés commercialement en 2017 a atteint 13 000 tonnes, soit environ 4 % de la biomasse totale des stocks de morue du Nord.

Carte qui décrit l'état des stocks de morue dans le golfe du Saint-LaurentAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

État des stocks de morue dans le golfe du Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada

Les prises issues de la pêche récréative sont plus modestes, mais la quantité de poissons pêchée n’est pas connue. C’est aussi pourquoi Derek Butler aimerait un contrôle accru de cette activité.

M. Butler croit que plusieurs pêcheurs dépassent la limite permise de cinq poissons par jour et regrette que celle-ci ne soit pas observée plus sérieusement. « Obéissons aux règles, respectons les limites et contrôlons les prises », lance-t-il.

Le déclin causé par la mortalité naturelle

Keith Sullivan, président du syndicat FFAW (Fish, Food and Allied Workers Union), soutient que l’industrie des pêches n’est pas à blâmer pour le déclin actuel des stocks, et que l’attention devrait surtout être tournée vers les causes naturelles qui expliqueraient une mortalité élevée des morues, par exemple leurs prédateurs, comme les phoques.

Des pêcheurs amassent des morues pêchées dans leur bateau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pêche à la morue au large de Terre-Neuve.

Photo : Radio-Canada / Gilbert Bégin

Selon Pêches et Océans Canada, la plus grande cause du déclin de la morue serait le taux de mortalité naturelle des poissons. Certains facteurs indiquent que le capelan et la crevette, sources de nourriture pour la morue, ne seraient pas assez présents non plus.

En ce qui concerne la pêche récréative, M. Sullivan est d’accord pour dire que plus d’imputabilité est nécessaire.

« Nous devons contrôler la pêche récréative aussi, parce que des gens rapportent qu’il y a eu des abus dans certains cas, et ce n’est pas acceptable », affirme M. Sullivan.

Avec les informations de CBC

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