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« Héros du sport » : À six dixièmes de seconde de son rêve

Tatyanna Goyette à l'entraînement avec le club Orca de Hawkesbury

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Radio-Canada

Lorsqu'elle plonge dans la piscine, Tatyanna Goyette garde un oeil sur le fil d'arrivée et l'autre sur le chronomètre. La nageuse de Hawkesbury s'entraîne avec des dixièmes et des centièmes de secondes en tête, dans l'espoir de participer un jour aux essais olympiques.

Un texte de Kim Vallière

Pour y arriver, elle devra retrancher 0,6 secondes à son temps au 50 mètres brasse. Ce sont ces fractions de seconde qui l'ont empêchée de prendre part aux qualifications olympiques de natation en 2016.

« Six dixièmes sur 50 mètres, c'est quand même beaucoup », avoue l'adolescente de 17 ans. « J'aimerais ça y arriver l'an prochain. Je pense que c'est un but qui est assez réaliste. »

C'est sûr que ça serait un rêve d'aller aux Olympiques, mais je ne m'attends pas à arriver ce niveau-là. Faire les essais olympiques, pour moi, ce serait incroyable.

Tatyanna Goyette, nageuse

Avant d'y arriver, l'élève de la 12e année a un autre objectif en tête : réussir un standard national universitaire sur la même distance. Ce qui l'a sépare de ce temps, qui lui donnera accès à de meilleures bourses, est quatre centièmes de seconde.

« Tu t'entraînes encore plus fort, tu pousses un peu plus chaque fois en pratique, tu te dis que tu gardes l'objectif en tête, moi c'est 0,04 seconde », explique celle qui quittera l'Est ontarien à l'automne pour étudier dans le domaine des sciences médico-légales.

Tatyanna est une athlète complète sur le plan sportif et sur le plan humain.

Marc Saint-Omer, entraîneur de Tatyanna
Tatyanna Goyette en entrevue devant la piscineAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La nageuse Tatyanna Goyette a le sourire facile lorsqu'elle se trouve à la piscine.

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

La Franco-Ontarienne met toutes les chances de son côté pour réussir les deux objectifs qu'elle s'est fixés. Elle s'entraîne dans la piscine du lundi au vendredi, parfois deux fois par jour, et elle se consacre à un entraînement en gymnase le samedi. Elle s'accorde un peu de repos le dimanche.

Les heures qu'elle investit dans son sport s'accumulent rapidement, au point où elle se demande parfois pourquoi elle poursuit. Chaque fois qu'elle enfile casque et maillot, elle retrouve ses amis du club Orca et l'environnement dans lequel elle se sent si confortable.

« Elle est persévérante et elle sait vraiment ce qu'elle veut. C'est un trait [de caractère] qui m'a vraiment sauté aux yeux les premières fois que je l'ai entraînée », mentionne son entraîneur des quatre dernières années, Marc Saint-Omer.

Le gène de la natation

Tatyanna Goyette, bébé, avec une paire de lunettes de natation dans la boucheAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tatyanna Goyette a commencé à aimer la natation à un très jeune âge

Photo : Famille de Tatyanna Goyette

La natation a toujours fait partie de la vie de Tatyanna. La spécialiste de la brasse et du dos a fait ses débuts sur le bord de la piscine en regardant sa mère et sa grand-mère, tout en mâchouillant une paire de lunettes de natation. La jeune femme représente la troisième génération de sa famille à pratiquer le sport de façon compétitive.

« C'est sûr que ça m'a influencé un peu à en faire », avoue-t-elle avec un sourire en coin. Elle nage encore quelques fois par semaine aux côtés de sa mère Lisa Trahan, qui a été sa première entraîneuse.

Tatyanna a aussi hérité du gène de l'enseignement, elle qui donne des leçons de natation aux plus jeunes environ huit heures de façon hebdomadaire.

« J'aime ça voir les jeunes progresser. C'est le fun de leur apprendre à nager et de voir que c'est grâce à moi qu'ils s'améliorent », raconte la monitrice.

Des nageuses canadiennes comme modèles

Penny Oleksiak et Simone Manuel terminent en même temps au 100 m libre à Rio.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Penny Oleksiak et Simone Manuel terminent en même temps au 100 m libre à Rio.

Photo : Getty Images / Clive Rose

Les Jeux olympiques de Rio ont permis à une nouvelle génération de nageuses canadiennes de s'éclater sur la scène internationale. Elles ont récolté six médailles au bassin olympique en 2016 et le monde entier a fait connaissance avec Penny Oleksiak, qui est repartie du Brésil avec quatre récompenses autour du cou.

Tatyana Goyette a observé de près les performances canadiennes. « Penny a mon âge, donc c'est sûr que c'est inspirant de voir ça », avance-t-elle.

Oleksiak aura certainement marqué une génération de jeunes nageuses qui s'inspireront d'elle, tout comme Tatyana s'est inspirée d'Annamay Pierse. L'ancienne championne du monde au 200 mètres brasse a eu une grande influence dans le parcours de l'Ontarienne.

« C'était toujours mon rêve de faire le 200 brasse et de pouvoir la battre un jour. Je ne sais pas si c'est ça qui m'a influencé à vouloir faire de la brasse », ajoute-t-elle en riant. Comme Pierse a pris sa retraite en 2012, ce rêve ne semble pas pouvoir se réaliser.

Mais avec 0,6 secondes de moins, elle pourra se mesurer aux vedettes de sa génération.

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