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Pas de vente ou de don de la cathédrale de Rimouski, dit Mgr Grondin

Vue de la nef à partir de la galerie
Vue de la nef et du choeur de la cathédrale de Rimouski à partir de la galerie Photo: Radio-Canada / Denis Castonguay
Radio-Canada

« Ce n'est pas dans notre intention de vendre la cathédrale ou de la donner », a affirmé l'archevêque de Rimouski, Monseigneur Denis Grondin, dans une entrevue accordée à Radio-Canada.

Un texte de Julie Tremblay et Denis Leduc

Monseigneur Grondin, qui a créé une nouvelle paroisse pour éviter que la vente d'églises serve à la restauration de la cathédrale, se dit du même souffle « très attaché à conserver la cathédrale dans le temps » et à maintenir le siège épiscopal dans la cathédrale actuelle.

Nous croyons toujours à la vocation de la cathédrale, à sa mission et qu'elle puisse rester une cathédrale catholique.

Monseigneur Denis Grondin

Toutefois, Mgr Grondin continue de vouloir en faire un lieu multifonctionnel.

« Les gens veulent se sentir chez eux dans la cathédrale que ce soit des gens du conservatoire, des gens qui ont le souci du patrimoine religieux, d'autres du culte. Il faut, d'une certaine façon, lui donner son identité et la faire plus ouverte », estime l'archevêque.

Monseigneur Denis GrondinMonseigneur Denis Grondin Photo : Radio-Canada

Monseigneur Grondin a d'ailleurs réitéré son intention de contribuer financièrement à la cathédrale. Il ajoute cependant que l'Église « n'a pas de fonds de tiroirs » à y investir, mais qu'elle est prête à contribuer à une campagne pour financer les travaux.

La « mauvaise foi » de l'archevêque

Le Regroupement diocésain pour la sauvegarde de la cathédrale a réagi vivement à la décision de l'archevêque de Rimouski.
Dans un communiqué émis en matinée lundi, le Regroupement accuse l'archevêque de « mauvaise foi » et « d'un usage abusif d'un système de loi périmé appelé "loi des fabriques" » pour imposer une décision qualifiée de « geste d'autorité » qui relève de « la volonté d'un seul individu ».

Plus loin dans le communiqué, le Regroupement parle de l'attitude « paternaliste et condescendante » de l'archevêque à son endroit.
Le Regroupement invite finalement Monseigneur Grondin à faire preuve de transparence et à indiquer les montants qu'il est prêt à investir pour restaurer la cathédrale.

Changement de ton

Au cours de la journée, le Regroupement a toutefois adopté un ton fort différent.

En entrevue à l'émission Le monde aujourd'hui, le président du Regroupement, Jacques Landry, qualifiait même de « très bonnes nouvelles » l'intention de l'archevêque de ne pas vendre ou donner la cathédrale.

Monseigneur Grondin a exprimé cette opinion lors d'une entrevue accordée quelques minutes plus tôt, à la même émission. Pour Jacques Landry, cette prise de position constitue une nouveauté.

Invitation au dialogue

Le Regroupement invite l'archevêque à le rencontrer pour définir un moyen de sauvegarder la cathédrale.

Jacques Landry insiste pour dire que le projet de son groupe n'est pas de faire de la cathédrale uniquement un lieu de culte, mais d'en faire un endroit où se côtoieront le culte, la culture et les activités communautaires.

D'après une entrevue réalisée par Michel-Félix Tremblay et Paul Huot

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