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Origami, film singulier qui ramène François Arnaud au Québec

François Arnaud regarde quelqu'un dans une scène du film <i>Origami</i>.
François Arnaud dans une scène du film Origami Photo: Bertrand Calmeau/Les Productions Kinesis

Pour son deuxième long métrage, attendu vendredi, Patrick Demers livre avec Origami un film à la forme éclatée où un homme voyage dans le temps pour changer sa vie marquée par un drame. Il permet à l'acteur François Arnaud de retrouver le cinéma québécois, après avoir fait sa place aux États-Unis.

Loin du faste des Borgia, série qui l’a fait connaître mondialement, François Arnaud plonge dans une tragique réalité – celle de la perte d’un enfant –, à laquelle se greffent les codes de la science-fiction. Son personnage, un jeune restaurateur d’œuvres d’art asiatiques, possède le don de plier le temps tel un origami. Enchaînant les allers-retours entre ce qui semble être le passé et le présent, il tente de maîtriser ces voyages, aidé d'un étrange théoricien japonais, afin de parvenir à ce que l’être cher reste en vie.

Après avoir dit oui au scénario complexe coécrit par André Gulluni et Claude Lalonde, le réalisateur Patrick Demers affirme n’avoir vu qu’un seul acteur pour jouer le rôle principal. « Je pense que François avait envie de faire un film où il aurait le premier rôle, [de] revenir au Québec. Il attendait un projet qui l’allumerait », a-t-il indiqué le 20 avril durant l’émission Gravel le matin.

De son côté, le comédien – qui vit désormais à New York – connaît bien le travail de Demers depuis son premier long métrage, Jaloux. Il a donc été attiré par l’idée de travailler avec un réalisateur qui aime l’inconfort. Du reste, à l’entendre, les défis n’ont pas été moindres durant les cinq semaines du tournage, dans un film que le Montréalais porte sur ses épaules.

Ce qui a été difficile, c’est de l’avoir vécu un peu dans la solitude, de ne pas avoir [eu] tant de partenaires de jeu sur qui m’ancrer. En même temps, c’était de raconter cette histoire-là, qui est d’une grande tristesse, avec une certaine sobriété. Patrick n’avait pas envie d’un numéro d’acteur et moi non plus.

François Arnaud à propos du tournage d'« Origami »

Ce personnage tout en intériorité lui donne l'occasion de ne pas être oublié des cinéphiles québécois. Son seul autre premier rôle dans un film de la province remonte à 2009, dans Les grandes chaleurs (avec Marie-Thérèse Fortin).

J'ai tué ma mère, le détonateur

La même année, sa participation à J’ai tué ma mère, de Xavier Dolan, lui avait ouvert les portes des États-Unis, le film ayant été présenté dans divers festivals américains. Et dire qu’il avait d’abord refusé de rencontrer le réalisateur néophyte québécois qui, à peine sorti du secondaire, voyait déjà (avec raison) son film projeté à Cannes avant même de l’avoir tourné, comme l’acteur l’a rappelé lundi à Médium large!

Depuis, François Arnaud a bien mené sa barque pour se faire un nom auprès de producteurs américains, tout en restant prudent pour la suite. « Je pensais que les succès en amèneraient d’autres un peu plus facilement. J’auditionne beaucoup, je travaille très fort avec des coachs. Je suis très choyé, j’en suis conscient, […] mais il n’y a rien qui tombe du ciel », a-t-il confié à Catherine Perrin.

Son rôle-titre dans la série Midnight Texas, diffusée depuis 2017 sur NBC, constitue la plus récente de ses réussites. Le Québécois y joue un médium dont se servent différents esprits et démons. Il retrouvera d’ailleurs sa « comédie sentimentale d’horreur » dans quelques jours, pour le tournage de la deuxième saison au Nouveau-Mexique.

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