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Trump menace de lier un nouvel ALENA à des questions d'immigration

Un homme et un jeune garçon sont assis sur un wagon de train.
Des migrants sud-américains traverse le Mexique à bord d'un train de marchandise, dans l'État de Hidalgo, le 14 avril. Photo: Reuters / Edgard Garrido

Donald Trump menace d'imposer comme condition à la signature d'un nouvel Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) un meilleur contrôle par le gouvernement mexicain des migrants qui cherchent à entrer aux États-Unis.

« Le Mexique, dont les lois sur l’immigration sont très dures, doit empêcher les gens de traverser le Mexique jusqu’aux États-Unis. Nous pourrions en faire une condition pour un nouvel ALENA », a écrit le président américain sur Twitter lundi en avant-midi.

« Notre pays ne peut pas accepter ce qui se passe. Aussi, nous devons obtenir rapidement du financement pour bâtir le mur », a ajouté M. Trump, en faisant référence au mur qu’il souhaite construire sur des portions de la frontière entre le Mexique et les États-Unis.

Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Videgaray Caso, n’a pas tardé à répliquer. Dans un message également publié sur Twitter, il a estimé qu’il serait « inacceptable » de conditionner la renégociation de l’accord à cet enjeu.

Le commentaire du président américain a été lancé après que des négociateurs américains, canadiens et mexicains eurent poursuivi leurs pourparlers sur l’ALENA toute la fin de semaine à Washington.

Les responsables politiques des négociations – la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland, le ministre mexicain du Commerce, Ildefonso Guajardo, et le représentant américain au Commerce, Robert Lightizer - doivent y poursuivre leurs discussions mardi.

Des responsables des trois pays laissent entendre depuis des semaines que les négociations sur un accord, à tout le moins préliminaire, sont sur le point d’aboutir, sans que le tout se soit encore formellement concrétisé.

De passage à Hanovre pour une foire commerciale, le président mexicain actuel, Enrique Peña Nieto, a d’ailleurs réitéré lundi qu’il espérait que les négociations aboutissent bientôt à une nouvelle entente.

Il est de notoriété publique que les trois pays cherchent à conclure une entente avant que les Mexicains n’élisent un nouveau président et de nouveaux députés et sénateurs lors d’élections qui auront lieu le 1er juillet.

Aux États-Unis, l’administration Trump chercherait en outre à conclure une entente avant les élections de mi-mandat, au mois de novembre, qui permettront de renouveler la composition de toute la Chambre des représentants et d’un tiers des sièges au Sénat.

Donald Trump, président des États-Unis
Avec les informations de Reuters

International