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Élection contestée à Timiskaming First Nation

Les policiers de la communauté de Timiskaming First Nation surveillent les bureaux du Conseil de bande.
Les policiers de la communauté de Timiskaming First Nation surveillent les bureaux du Conseil de bande. Photo: Radio-Canada / Tanya Neveu
Radio-Canada

Une profonde division s'est installée entre les membres de la communauté algonquine de Timiskaming First Nation près de de Notre-Dame-du-Nord. Devant une présence policière, deux groupes de citoyens ont réclamé lundi les sièges disponibles au conseil de bande. Le conseil de bande élu en mai 2016 affirme qu'il a toujours sa place jusqu'aux prochaines élections en 2020 et conteste la légitimité du conseil de bande qui revendique avoir été élu samedi.

Avec les informations de Tanya Neveu

Devant les bureaux du conseil de bande de la Timiskaming First Nation, il y a visiblement deux clans.

Le conseil de bande élu en 2016 et un groupe de citoyens qui réclame, depuis un an, le retrait des élus actuels.

Selon le code électoral de la Timiskaming First Nation, une élection doit être déclenchée si 51 % des membres ayant voté aux dernières élections signent une pétition, ce qui a été fait en 2017.

Un homme tient le code électoral de la Timiskaming First Nation, datant de 2014.Le code électoral de Timiskaming First Nation Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Samedi dernier, des élections ont eu lieu et un nouveau conseil de bande a été élu. 169 votes ont été comptabilisés. La nouvelle équipe souhaitait donc prendre possession des bureaux administratifs lundi.

Dominic Lafontaine a été élu au poste de conseiller samedi. Il n'a pas pu intégrer les bureaux du conseil de bande.

Tout a été fait légalement et démocratiquement. Même avec leur tactique d'intimidation, il y a eu 169 personnes qui sont venues et qui ont dit "on n'a plus peur nous autres".

Dominic Lafontaine

«  On va rentrer et reprendre notre place  »

Le conseil de bande élu en 2016 ne veut pas céder sa place, sous prétexte que les élections tenues samedi sont illégales. Le conseiller Steve King n'a pas l'intention de quitter le conseil de bande actuel.

« On dit qu'on est un conseil de bande légal jusqu'en 2020. Ils peuvent dire le contraire mais ils ne sont pas légaux. On sait qu'on est légal, donc on va rentrer [dans les bureaux du conseil] et s'ils veulent rentrer, les policiers vont faire leur job », déclare-t-il.

Le ministère des Affaires autochtones et Nord Canada aurait présentement le dossier entre les mains. Radio-Canada a d'ailleurs lancé une demande d'information sur le dossier.

Des avocats représentant les deux parties sont aussi mêlés au dossier.

On devrait connaître le dénouement de ce litige au courant de la semaine.

Abitibi–Témiscamingue

Nations métisses et autochtones