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La FIQ dénonce le manque de personnel en santé dans la région

Plan moyen de Nancy Bédard sur un plateau de Radio-Canada.
Nancy Bédard, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) Photo: Radio-Canada

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) croit que les professionnels de la santé en Abitibi-Témiscamingue ont fait les frais de la réforme du ministre Gaétan Barrette.

C'est le constat dressé cette semaine par Nancy Bédard à l'issue d'une tournée régionale.

Elle affirme que l'abolition de nombreux emplois dans la région a eu pour effet de surcharger de travail des infirmières et infirmières auxiliaires, entre autres.

À titre d'exemple, Nancy Bédard explique que le pourcentage des infirmières auxiliaires à temps complet est de seulement 22 %, alors que la cible est de 50 %.

Elle invite le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) à revoir sa stratégie et à recruter du personnel pour assurer de meilleurs soins à la population.

« Si ''les bottines ne suivent pas les babines'' et que le PDG [du CISSS] continue à vouloir faire en sorte qu'il y ait des postes sur plusieurs kilomètres, il veut beaucoup de flexibilité et de mobilité, c'est des conditions de travail et des reculs actuels qui vont [causer] un désert total dans la région, dit-elle. Mais je pense que dans les prochaines semaines, il devra montrer le signal que les conditions de travail des professionnels en soins de la région doivent être prises en compte, on doit les améliorer et ne pas reculer. »

Nancy Bédard veut aussi que l'Abitibi-Témiscamingue soit reconnue comme une région éloignée pour faire bénéficier les employés de programmes incitatifs.

On a même regardé à faire des recommandations supplémentaires au ministre [de la santé] pour faire reconnaître la région comme une région éloignée pour que les professionnels en soins puissent bénéficier de disparités régionales.

Nancy Bédard

« Il y a des éléments particuliers à l'Abitibi-Témiscamingue, il faut qu'ils soient résolus. Il faut qu'on appuie des solutions particulières, sinon les gens vont s'en aller travailler à Québec. On a des cohortes [d'infirmières] qui finissent en mai, il faut s'assurer que nos finissantes reçoivent le message que leurs conditions vont être super bonnes, mais supérieures même s’ils quittent la région », dit Nancy Bédard.

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale