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Don d'organes : les Québécois montrent encore quelques réticences à faire les démarches

Dans une salle d'opération, des mains gantées tiennent un cœur humain. (Archives)
La semaine du don d'organes se déroule du 22 au 28 avril. Photo: iStock
Radio-Canada

Bien que le nombre de donneurs soit en augmentation constante au Québec, bon nombre de familles se retrouvent désemparées quand vient le temps de décider pour leur défunt de faire ou non don de leurs organes.

« Les choses s'améliorent depuis les six dernières années. Le nombre de donneurs est en augmentation constante au Québec », constate Hugues Villeneuve, chef du Service de l'enseignement et du développement hospitalier chez Transplant Québec.

Cette hausse se traduit aussi par une baisse du nombre de personnes sur la liste d'attente pour une transplantation.

« Reste qu'il est important de signaler qu'on accepte le don d'organe », avance M. Villeneuve, alors que débute la Semaine nationale du don d'organes et de tissus.

De peur de faire quelque chose que le défunt ne voulait pas, la moitié des familles dans une situation de deuil le refuse.

« Il y a beaucoup plus de familles qui dans l'inconnu disent : "Écoutez, on ne savait pas ce qu'il voulait faire, on n'en a jamais parlé" », assure Hugues Villeneuve.

Quand on a un refus pour le don d'organes, ça peut signifier qu'on a un décès ailleurs, dans un autre hôpital, parce qu'on n'a pas d'organe à transplanter

Hugues Villeneuve, chef du Service de l'enseignement et du développement hospitalier chez Transplant Québec

Malgré des progrès substantiels ces dernières années, seulement 4 Québécois sur 10 ont officialisé leur consentement au don d'organes et de tissus dans un des deux registres mis à leur disposition. Pourtant 9 personnes sur 10 au Québec et au Canada sont favorables au don d'organes.

L'habitant de Gatineau Rodrigue Beauchamp, âgé de 67ans, a été greffé du poumon droit en 2008, il est maintenant retraité et travaille comme bénévole pour l'association Chaîne de vie, qui intervient auprès des élèves pour les sensibiliser au don d'organes.

Un homme devant un gâteau de fête.Rodrigue Beauchamp a été greffé du poumon droit en 2008. Photo : Courtoisie

« Aujourd'hui au Québec, vous avez encore un peu plus de 800 personnes qui sont en attente d'un don d'organes alors ce qui est important pour nous, les greffés, c'est de leur donner de l'espoir qu'un jour on va trouver un donneur potentiel qui pourrait leur donner la chance que j'ai eue, moi, c'est-à-dire la chance à une deuxième vie », témoigne M. Beauchamp.

Pour sa part, Caroline Joannisse a subi une greffe de rein en 2013. Elle souffrait d’insuffisance rénale en raison d’un traitement médical qui a mal tourné. Elle a dû se tourner vers la dialyse. Elle devait rester branchée neuf heures par jour. Mme Joannisse a attendu six années pour recevoir sa greffe.

Caroline Joannisse devant un micro en entrevue à Radio-Canada.Caroline Joannisse dans un studio de Radio-Canada Photo : Radio-Canada

Quelles sont les démarches à suivre pour officialiser son consentement?

Pour consentir à faire un don d'organes et de tissus à votre décès, vous pouvez signer un autocollant et l’apposer au dos de votre carte d’assurance maladie.

Vous pouvez aussi vous inscrire dans le registre de la Chambre des notaires du Québec.

« Il faut avoir plus de gens qui s'inscrivent dans ces registres », indique M. Villeneuve.

Le don d'organes en chiffres

  • 9 personnes sur 10 au Québec et au Canada sont favorables au don d'organes
  • 510 patients ont subi une transplantation en 2017 au Québec
  • Les trois quarts des patients sur une liste d'attente pour une greffe attendent un rein
  • 4 Québécois sur 10 ont officialisé leur consentement
  • Plus de 3 millions de personnes ont dit « oui » au don d'organes par le biais du registre de la RAMQ
  • 1,6 million de personnes ont signalé leur consentement dans le registre de la Chambre des notaires du Québec
  • 1 seul donneur peut sauver au maximum 8 vies

Source : Transplant Québec

Avec les renseignements d'Agnès Chapsal

Ottawa-Gatineau

Santé publique