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La confrontation avec la Russie au menu d'une réunion des ministres du G7

Les drapeaux des membres du G7
Le Sommet du G7 se tiendra à La Malbaie les 8 et 9 juin prochains. Photo: Getty Images / KARL-JOSEF HILDENBRAND
Agence France-Presse

Les ministres des Affaires étrangères du G7 se réunissent dimanche et lundi à Toronto en prévision du Sommet du G7 en juin prochain, pour confirmer leur front uni face à la Russie et sonder les États-Unis avant des échéances cruciales sur l'Iran et la Corée du Nord.

Cette rencontre sera suivie d'une réunion des ministres de l'Intérieur et de la Sécurité, lundi et mardi, toujours sur le même thème : « Construire un monde plus pacifique et plus sûr ».

La confrontation des Occidentaux avec Moscou, qui atteint des niveaux inégalés depuis la fin de la guerre froide, sera à l'ordre du jour de nombreuses sessions de travail, que ce soit sur le conflit en Ukraine, la cybersécurité ou le « renforcement de la démocratie contre les ingérences étrangères », une allusion claire au rôle attribué à la Russie lors des dernières élections aux États-Unis ou ailleurs en Europe.

Le secrétaire d'État américain par intérim John Sullivan a d'ailleurs rencontré samedi soir son homologue ukrainien Pavlo Klimkine.

Un peu plus d'une semaine après les frappes menées par Washington, Paris et Londres contre le régime syrien en réponse à une attaque chimique présumée près de Damas, la Syrie sera aussi au cœur des débats, toujours avec, en toile de fond, la relation avec les Russes.

Les Occidentaux tentent de conjuguer mises en garde contre le Kremlin pour son soutien à Bachar Al-Assad et tentatives de relance d'un processus diplomatique après sept années de conflit, qui passent forcément par un dialogue avec Moscou.

Les chefs de la diplomatie du G7 avaient apporté mi-avril leur soutien au Royaume-Uni après l'empoisonnement, sur son sol, d'un ex-agent russe, également imputé à la Russie qu'ils ont exhortée à divulguer les détails de son programme d'armes chimiques Novitchok qui représentent, estiment-ils, une « menace contre nous tous ».

S'entendre sur la Corée du Nord et l'Iran

Deux autres grands dossiers diplomatiques devraient faire l'objet de discussions intenses, lors des réunions officielles ou en coulisses.

D'abord la Corée du Nord, à l'approche d'un sommet historique, d'ici début juin en théorie, entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, censés parler, après des mois d'escalade, d'une « dénucléarisation » de la péninsule coréenne.

Ensuite l'Iran, alors que Donald Trump doit aussi décider, d'ici le 12 mai, s'il « déchire » ou non l'accord de 2015 conclu par les grandes puissances avec Téhéran pour l'empêcher de se doter de la bombe atomique.

Une menace à laquelle le chef de la diplomatie iranienne, Javad Zarif, a riposté samedi depuis New York en avertissant que Téhéran reprendra « vigoureusement » l'enrichissement d'uranium en cas de rupture de l'accord, avant d'assurer que son pays adopterait des « mesures drastiques », sans en préciser la teneur.

Le président des États-Unis réclame, pour le préserver, que la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, signataires européens de ce texte jugé historique à l'époque, mais que lui considère comme laxiste, proposent des solutions pour le durcir.

Les tractations vont bon train et devraient se poursuivre à Toronto lors d'une réunion dimanche à huis clos des ministres français Jean-Yves Le Drian, britannique Boris Johnson et allemand Heiko Maas avec l'Américain John Sullivan.

Il s'agira d'un point d'étape importante avant la visite d'État du président français Emmanuel Macron de lundi à mercredi à Washington, où il tentera de convaincre le milliardaire républicain de rester dans l'accord iranien.

International