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L'éducation française a tenu son premier forum

Plusieurs personnes assis à une table.
Plus de 300 personnes ont participé au premier forum de l'éducation en français qui s'est tenu dans le centre scolaire Léo Rémillard. Photo: Radio-Canada / Sylviane Lanthier

Le Centre scolaire Léo Rémillard a accueilli samedi un forum sur l'éducation en français au Manitoba. Le but de cet événement qui est une première dans la province était de formuler une nouvelle vision pour guider les actions sur l'avenir de l'éducation en français au Manitoba.

Pour Anita Khandpour, professeur en immersion, l'événement a avant tout permis de partager la réalité de son quotidien avec plusieurs collègues. « J'ai réalisé que tout le monde a les mêmes défis en terme d'enseignement en français, et nous avons les mêmes inquiétudes et les mêmes soucis », note-t-elle.

Ce forum s'est tenu en pleine réforme du Bureau de l'éducation française par le gouvernement progressiste-conservateur.

Interrogée sur les relations parfois compliquées entre les acteurs de l'éducation en français et le gouvernement conservateur, Lynette Chartier reconnaît que la communication n'a pas toujours été la meilleure entre la province et les instances de l'éducation française, mais souligne que les choses se sont améliorées.

« Le gouvernement a un différent style de gérance et souhaite entendre ce que la communauté a à dire, ce qu'elle souhaiterait voir, quelles sont ses inquiétudes et discuter de ses défis », explique Lynette Chartier, la directrice par intérim du Bureau de l'éducation française (BEF).

« Depuis les différents acteurs se sont réunis et maintenant nous avons des discussions importantes sur différentes thématiques et nous nous penchons sur des solutions », poursuit-elle.

Le ministre de l'Éducation et de la Formation du Manitoba, Ian Wishart, s'est dit également satisfait de la rencontre avec les différents acteurs lors de ce forum. « La communication représente toujours des défis, tant au sein du gouvernement qu'avec ses différents partenaires, dont la communauté francophone. Nous ne sommes pas ici seulement pour parler, mais aussi pour écouter », a assuré le ministre Ian Wishart.

De son côté, le président de la Division scolaire franco-manitobaine, Bernard Lesage, estime que l'événement a su mobiliser la communauté. « Je pense que ça démontre à quel point l'enseignement du français est important dans la province pour la communauté, on a pu voir plus de 300 personnes venir un samedi pour en parler », observe-t-il.

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