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Police d'Ottawa : le coût relié aux lésions professionnelles double

Un policier au travail.

Selon un rapport, le Service de police d'Ottawa connaît une forte hausse des coûts liés aux blessures subies au travail.

Photo : Radio-Canada / Kristy Nease

CBC
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les coûts du Service de police d'Ottawa (SPO) pour les blessures et les maladies professionnelles ont plus que doublé au cours des deux dernières années, selon un rapport qui sera présenté la semaine prochaine à la Commission des services policiers de la Ville.

Le rapport indique que le SPO a estimé à 2,6 millions de dollars les coûts liés aux maladies et blessures des policiers en 2015. Ce chiffre a atteint 3,3 millions en 2016 et 5,6 millions en 2017.

Les agents du SPO se sont absentés, pour cause de maladie ou de blessure, en moyenne 550 heures l'année dernière, comparativement à 173 heures deux ans plus tôt.

Le rapport indique aussi que la majeure partie de cette augmentation provient de demandes reliées aux problèmes de santé mentale comme le syndrome de stress post-traumatique.

Plus disposés à parler

En 2014, une nouvelle loi (projet de loi 67) a permis aux agents de police de demander plus facilement des prestations par l'entremise de Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail de l'Ontario. En vertu de cette loi, si un agent a un diagnostic de syndrome de stress post-traumatique, on présume qu'il a été causé par son travail.

Matt Skof, président de l'Association des policiers d'Ottawa, a déclaré qu'en plus des changements législatifs, les policiers sont de plus en plus à l'aise de parler de traumatisme, de stress et de santé mentale.

L'Association des policiers d'Ottawa a critiqué à la fois la direction de la police et le conseil municipal pour ne pas avoir ajouté plus de personnel, ce que M. Skof a qualifié de « facteur contributif » à l'augmentation des coûts.

Matt Skof réponds aux questions du journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de l'Association des policiers d'Ottawa, Matt Skof, affirme que les agents font l'objet d'un examen minutieux de la part du public, ce qui ajoute au stress.

Photo : Radio-Canada

« Il est très difficile maintenant, après des années de compressions, de perdre des postes. Il faudra encore plusieurs années pour atteindre un nombre suffisant de policiers, ce qui aiderait grandement du point de vue du mieux-être ou de la santé des agents », a-t-il déclaré.

Changements à venir

Le rapport souligne aussi que les agents se sentent plus à l'aise de déclarer leurs problèmes.

« L'initiative mise sur pied pour le mieux-être des agents du SPO a contribué à créer un environnement dans lequel ses membres sont de plus en plus à l'aise de signaler des blessures psychologiques », indique le rapport.

M. Skof est d'avis que, bien qu'il y ait plus de programmes et de ressources pour venir en aide aux agents, les problèmes de santé en milieu de travail demeureront jusqu'à ce qu'il y ait plus d'embauche, donc plus de policiers sur le terrain.

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