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Le développement du soccer élite ralenti par le manque d'infrastructures

Un jeune drible avec un ballon de soccer.
De nombreux jeunes doivent s'exiler pour vivre leur rêve. Photo: Radio-Canada / François Gagnon

Il n'est pas toujours facile d'accéder au niveau élite pour les jeunes sportifs de l'Est-du-Québec. Le manque d'infrastructures et la difficulté de mettre en place des réseaux de compétition d'élite en région font en sorte que de nombreux jeunes doivent s'exiler pour vivre leur rêve.

Un tournoi de soccer intérieur présentant 25 équipes a lieu en fin de semaine, à Rivière-du-Loup. Pas moins de 200 jeunes y participent. Ces passionnés doivent faire de longues heures de route pour se mesurer aux meilleurs.

Le développement du soccer élite en région est ralenti par le manque d'infrastructures. Entre La Pocatière et Gaspé, seule Rivière-du-Loup dispose d'un stade de soccer intérieur.

Ça fait plusieurs années que les stades ont poussé un peu partout au Québec. On a maintenant un stade à Rivière-du-Loup qui a maintenant peut-être trois ans. Mais à Rimouski et dans l'est de la région, on n'a pas cette chance-là à offrir à nos jeunes. Ça fait en sorte que le développement se fait un peu moins rapidement.

Jonathan Menhouk, président de l'Association régionale de soccer de l'Est du Québec

Des joueurs passionnés

Félix Bouchard-Jean est passionné de soccer. Il rêve d'en faire un métier. « Le rêve de tout joueur, c'est de jouer pro, mais on sait que c'est pas possible pour tout le monde. Mais je vais essayer à 100 % de faire mon chemin là-dedans. », raconte-t-il.

Sa famille est déménagée de Bonaventure à Rivière-du-Loup, entre autres pour lui permettre de joindre le seul programme sports-études en soccer au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Des jeunes filles jouent au soccer dans un stade intérieur.Entre La Pocatière et Gaspé, seule Rivière-du-Loup dispose d'un stade de soccer intérieur. Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Ça a été [le soccer] l'élément déclencheur. Nous n'avons pas déménagé toute la famille juste pour ça mais effectivement, le fait que notre plus grand soit parti déjà...Il y a aussi une notion financière. Quand tu envoies tes enfants à l'extérieur, ça coûte très cher.

Guillaume Jean, père de Félix Bouchard-Jean

Malgré ces embûches, les jeunes n'hésitent pas à faire les sacrifices nécessaires. « Faire de la route, quand c'est le sport qu'on aime, ça se fait tout seul. C'est le fun », affirme Rosalie Althot, joueuse. « C'est le rêve de tout le monde qui joue au soccer, d'être dans l'Impact », ajoute Étienne Dubé, lui aussi joueur.

Selon l'Association régionale de soccer de l'Est du Québec, à l'heure actuelle, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine comptent 4500 jeunes joueurs. Les deux tiers sont des garçons.

D'après les informations d'Ariane Perron-Langlois

Bas-Saint-Laurent

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