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Un forum de l’éducation en français sur fond de restructuration du BEF

Une femme est debout devant une pancarte multicolore.

La présidente des Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba, Valérie Rémillard, pense que le Forum sur l'avenir de l'éducation en langue française sera une occasion pour les éducateurs de se faire entendre par le gouvernement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Forum sur l'avenir de l'éducation en langue française au Manitoba se déroulera le 20 avril dès 9 h au Centre scolaire Léo-Rémillard, à Winnipeg. Si le but est de formuler une vision de l'éducation en langue française, la restructuration du Bureau de l'éducation française (BEF) devrait aussi peser dans les discussions.

« Il y a déjà au-dessus de 320 personnes qui sont inscrites donc ça va être l’occasion parfaite de faire entendre nos voix, nos opinions, nos idées au gouvernement », lance la présidente des Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba, Valérie Rémillard.

Officiellement, le but du forum ouvert est de formuler une nouvelle vision pour guider le gouvernement provincial et la communauté en ce qui a trait à l'avenir de l'éducation en français dans la province, du berceau jusqu’à l’emploi.

Il a toutefois été organisé par les Partenaires de l’éducation en français, une coalition qui a été formée en réaction à la restructuration du BEF, afin de mettre de la pression sur le gouvernement Pallister pour qu’il annule les changements.

Pourquoi parle-t-on du BEF?

En octobre, le sous-ministre adjoint responsable du BEF au ministère de l'Éducation, Jean-Vianney Auclair, a été muté à un autre poste. Les employés du BEF relèvent maintenant d’un sous-ministre adjoint anglophone, Rob Santos. L'ancien poste de M. Auclair a ainsi été éliminé.

La province a aussi éliminé le poste de directeur du développement et de l’implantation des programmes d’études. Sa division a été fusionnée avec celle de la direction des services de soutien en éducation.

Depuis 1974, le BEF est responsable des programmes de langue française des écoles francophones, des écoles d’immersion et des programmes de français de base. Sa mission comprend notamment la conception de matériel pédagogique.

Le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine, Alain Laberge, souhaite parler d’étendre le mandat du BEF.

« Le sommet en fin de semaine va nous propulser peut-être plus loin, si on parle d’avoir la petite enfance, le postsecondaire, peut-être même avec les postes qui seront remis pleinement, est-ce qu’on va avoir assez de personnel [au BEF] pour gérer ce mouvement-là? », se questionne-t-il.

Le poète Laurent Poliquin, qui se qualifie de citoyen préoccupé par l’éducation en français au Manitoba, n’est pas sûr qu'il s'agit d'un moment opportun pour tenir un tel forum.

« La posture c’est que ça se veut une journée de réflexion, alors qu’il y a des gens qui sont fâchés, qui ont envie de passer des messages au ministre de l’Éducation. Je ne sais pas si la réflexion sera fructueuse », affirme-t-il, en reconnaissant toutefois que toute mobilisation sur cet enjeu est productive.

Il a par ailleurs récemment reçu une réponse à une lettre détaillant ses préoccupations quant aux changements au BEF de la part du ministre de l’Éducation du Manitoba, Ian Wishart.

Si M. Poliquin reconnaît une certaine ouverture de la part du ministre, « il n’y a évidemment rien qui laisse présager de grands changements du côté du sous-ministre adjoint », dit-il.

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