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Un premier programme scolaire en français en Alberta

Un drapeau franco-albertain en premier plan et des enfants tenant des petits drapeaux. Les Francophones de l'Alberta ont franchi une nouvelle étape de leur reconnaissance en mars lorsque le ministre responsable du Secrétariat francophone Ricardo Miranda (au centre) a déclaré le mois de mars, Mois de la francophonie en Alberta.

Après le mois de mars reconnu comme Mois de la francophonie en Alberta, les francophones auront à présent un programme scolaire adapté.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministère de l'Éducation de l'Alberta entame une ronde de consultations avec la communauté francophone afin de créer un programme scolaire entièrement en français.

Un texte de Virginie Dallaire

Il s’agit d’une première en Alberta, comme l’explique la secrétaire parlementaire du Ministère, Annie McKitrick : « Je pense que c’est une étape très importante pour notre gouvernement parce que nous avons reconnu le fait qu’on ne pouvait pas seulement traduire un programme, mais qu’il fallait, dès le début de la refonte du programme, reconnaître l’importance de la langue et de la culture. »

Le Ministère élabore en ce moment trois nouveaux programmes scolaires : un pour les écoles anglophones, un pour les écoles d’immersion et un pour les écoles francophones. Ces derniers entreront en vigueur dans les écoles d’ici cinq ans.

Une première ébauche de programme pour les niveaux allant de la maternelle à la 4e année doit être présentée d’ici la fin de l’année, assure le ministre David Eggen. Il souhaite que les changements apportés reflètent davantage la réalité des Albertains et leur histoire ainsi que leur culture.

Les enfants doivent se reconnaître dans le programme afin de construire leur confiance et de comprendre qu’ils ont leur place dans la société.

David Eggen, ministre de l'Éducation

Présence francophone

Grâce aux programmes adaptés, la perspective francophone se retrouvera non seulement dans le programme francophone, mais aussi dans le programme anglophone.

C'est une façon de reconnaître la présence et l’importance des francophones dans l’histoire du Canada, pense Sylvianne Maisonneuve, présidente du Conseil scolaire du Nord-Ouest.

« Ça donne une valeur [ à la langue ]. Le français, ce n’est pas archaïque, ce n’est pas une culture du vieux temps. C’est pertinent, c’est utile, ça sert à quelque chose et c’est reconnu par la majorité. »

Mme Maisonneuve souligne que le gouvernement se montre ouvert et engagé à travailler avec les francophones. Ces derniers seront d’ailleurs à nouveau consultés, à la mi-mai, à propos d'une première ébauche du programme scolaire.

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