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Québec réhabilitera le site de l’ancienne usine Aleris

L'emplacement de l'ancienne usine Aleris dans le secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières.

L'emplacement de l'ancienne usine Aleris dans le secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières, le 20 octobre 2016

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Québec s'engage à décontaminer le site de l'ancienne usine Aleris, située dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières. Le député de Champlain, Pierre Michel Auger, en a fait l'annonce vendredi en compagnie du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Un texte de Jérôme Roy

D’après les deux premières études réalisées par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MDDELCC), le site de l’ancienne usine de transformation d’aluminium contient notamment de l’eau et 58 000 mètres cubes de sols contaminés par des métaux et des hydrocarbures.

Québec entend octroyer un contrat permettant d’effectuer une troisième et dernière caractérisation du site en juillet, obtenir les résultats de cette étude à l’automne 2018, puis établir un plan d’action au début de 2019.

Sans avoir de données précises à offrir, le député de Champlain estime que les travaux devraient s’étirer sur « quelques années ». Il avoue ignorer, pour le moment, le montant de la facture qui y sera associée.

On a une idée de grandeur, on parle d'à peu près 20 millions de dollars. [...] Mais je le répète : peu importe le montant, les travaux vont se faire.

Une citation de : Pierre Michel Auger, député libéral dans Champlain

M. Auger assure que Québec prendra tous les moyens légaux à sa disposition pour refiler la somme au propriétaire actuel du site, à la Corporation de développement TR inc. ainsi qu’à l'ancien propriétaire, Alcoa Canada.

Déjà, le gouvernement affirme que ces intervenants lui doivent quelque 10 millions de dollars en raison des démarches entreprises pour maintenir et surveiller le site depuis 2011.

Faire du site un milieu de vie

Quant à elle, la Ville de Trois-Rivières entend y aménager, aussitôt qu’elle le pourra, 350 unités de logement et des espaces verts pour y accueillir plus de 1000 personnes. Le maire Yves Lévesque avait déjà parlé de ce projet, il y a presque un an.

Pour y parvenir, le conseil municipal doit d’abord rapidement changer le zonage du site afin que les travaux de réhabilitation soient conformes au projet résidentiel.

La Ville entend ensuite faire valoir ses droits en lien avec les taxes impayées par les propriétaires actuels du site.

« Nous, on ne voulait pas le saisir le terrain au départ, explique le maire Lévesque qui se réjouit de Québec. [...] On va travailler avec les procureurs du ministère de l'Environnement, nos procureurs à nous, au niveau du non-paiement de taxe, pour voir de quelle façon on peut procéder, en sachant fort bien qu'il y a des hypothèques légales là-dessus. »

M. Lévesque ajoute qu’une fois la question de la propriété du site réglée et les travaux de décontamination entamés, rien n’empêchera la Ville d’entreprendre la construction de son projet. Il précise que certains secteurs, comme celui situé à proximité de la rue Montplaisir, ne sont pas affectés par la contamination et qu’il serait possible d’y faire un développement avant la fin des travaux.

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