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Il est encore trop tôt pour que Netflix s'intéresse au Manitoba

Une équipe de tournage travaille sur une production hollywoodienne.
Selon la directrice d'On Screen Manitoba, la province est reconnue dans l'industrie comme lieu de tournage, mais doit constamment travailler pour se distinguer des autres. Photo: Radio-Canada / CBC

Si Netflix intensifie ses discussions avec les producteurs de cinéma et de télé du Québec, au Manitoba il est encore trop tôt pour voir des productions locales sous la bannière du géant américain de la production numérique, estime la directrice générale d'On Screen Manitoba.

Un texte de Pierre Verrière

« Les choses sont en train de se mettre en place, mais nous n'avons pas encore eu une rencontre spécifique du même ordre que ce qui a pu avoir lieu au Québec », explique Nicole Matiation, la directrice générale d'On Screen Manitoba.

« Comme tous les autres organismes de l'industrie actifs dans le développement d'affaires comme nous, on cherche des portes d'entrée et on veut faciliter l'accès des producteurs à Netflix, mais aussi à Amazon, Hulu et tous les acteurs importants de la production numérique », dit-elle.

Nicole Matiation reconnaît qu'il y a régulièrement des contacts dans les marchés autour de films de genre. Selon elle, le Manitoba est reconnu dans l'industrie comme lieu de tournage, mais il doit constamment travailler pour se distinguer des autres.

Elle indique également qu'On Screen a un projet soutenu par l'agence fédérale Diversification de l'économie de l'Ouest (DEO) pour développer la production francophone de l'Ouest, en mettant l'accent sur le Manitoba. « Pour les deux prochaines années, nous cherchons à nous distinguer en utilisant le français comme un atout », explique Nicole Matiation.

Pour ce faire, des producteurs manitobains sont présents dans divers festivals européens, tels que Cannes ou Berlin.

Il reste que, pour le cinéma manitobain, le défi consiste avant tout à trouver des investisseurs et des diffuseurs locaux, encore trop souvent frileux quand il s'agit de financer des projets canadiens d'envergure, qui plus est, si ces projets bénéficient déjà de financement extérieur, estime Nicole Matiation.

Selon elle, ce serait intéressant que Netflix prenne la décision d'aller dans chaque province.

« Mais je pense qu'ils sont au Québec parce que c'est vu comme le marché francophone du Canada », conclut-elle.

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