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Un plan en place sous peu pour le triage des demandeurs d'asile à la frontière

Une famille de demandeurs d'asile traverse la frontière canadienne.
Des demandeurs d'asile franchissent chaque jour la frontière canadienne par le chemin Roxham, près de Hemmingford, au Québec. Photo: La Presse canadienne

Les autorités fédérales assurent qu'elles mettront en place d'ici la fin de la semaine prochaine un nouveau processus de triage des demandeurs d'asile qui entrent au pays en traversant la frontière canado-américaine de façon irrégulière. Mais elles ne savent pas encore comment s'y prendre, admettent-elles.

Mercredi, des représentants des gouvernements du Québec et du Canada se sont réunis après que la province eut réclamé que les personnes qui veulent s'installer ailleurs soient redirigées dès leur entrée au pays. Ottawa a promis de le faire.

Mais vendredi, lors d'une séance d'information technique, les cadres supérieurs de différents ministères fédéraux ont reconnu ne pas savoir comment cela se ferait exactement.

« On espère trouver une solution fonctionnelle dans les prochains jours, donc au courant de la semaine prochaine », a déclaré un des responsables.

C'est sûr qu'il s'agit d'un effort qui commence. Est-ce que ça va être complètement fonctionnel à la fin de la semaine prochaine? Je ne pourrais pas vous dire. Mais certainement, les éléments de base seront mis en place.

Un responsable fédéral, sous le couvert de l'anonymat

Les fonctionnaires étaient incapables de dire comment les provinces les plus touchées – le Québec et l'Ontario – voudraient que le système fonctionne. Ils n'étaient pas non plus en mesure de décrire comment le transport de ces demandeurs d'asile serait organisé. Et ils ont souligné qu'il faudra trouver un moyen de les informer de leurs options « afin qu'ils prennent une décision éclairée » sur leur destination finale.

Les responsables ont néanmoins assuré que la gestion de l'accueil est bien plus efficace aujourd'hui qu'auparavant.

« Je pense qu'on est en bien meilleure position cette année qu'on l'était à la fin juillet, début août, quand on a fait face à la vague, a dit l'un d'eux. On est maintenant prêts à le faire de façon organisée, respectueuse et dans les meilleurs délais. »

Mercredi, en plus de s'engager à rediriger les demandeurs d'asile arrivant au Québec, le gouvernement fédéral a annoncé que la délivrance des permis de travail pour que ces demandeurs puissent s'intégrer plus facilement à la société serait accélérée, que 74 millions des 173 millions de dollars prévus dans le budget pour l'accueil des migrants seraient dévolus à l'accélération du processus de traitement de leurs demandes, et qu'un groupe de travail examinerait la requête du gouvernement Couillard au sujet d'une aide financière de 146 millions de dollars afin de payer les montants engagés pour accueillir les réfugiés en 2017.

Une année record prévue

Les autorités fédérales s'attendent à voir arriver encore plus de demandeurs d'asile cette année que l'an dernier.

En 2017, 20 593 personnes ont été interceptées à la frontière et ont demandé asile, dont 2784 durant les quatre premiers mois de l'année.

Depuis le début de 2018, on en a déjà compté 6373, dont 5609 (88 %) sont entrés par le Québec. Et le quatrième mois n’est pas encore fini.

La vaste majorité de ces migrants clandestins passent en effet par le Québec, surtout parce que la géographie s’y prête davantage : des forêts, des lacs, des montagnes ou de trop grandes distances séparent souvent les centres urbains des autres provinces de ceux du sud de la frontière.

Avec les informations de La Presse canadienne

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