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Les hôpitaux se préparent pour le Sommet du G7

C.H.U.L. Québec Hôpital Centre mère-enfant Panneau Urgence
C.H.U.L. Québec Hôpital Centre mère-enfant Panneau Urgence Photo: Radio-Canada / Sébastien Vachon
Radio-Canada

À l'approche du Sommet du G7, les 8 et 9 juin, les hôpitaux de la grande région de Québec lancent un appel à leurs employés. Tous ceux qui le peuvent sont invités à se rendre disponibles au cas où les urgences déborderaient. L'horaire des chirurgies est aussi planifié afin qu'un maximum de lits soit disponible.

Un texte d’Alexandre Duval

« On se prépare à toute éventualité : arrivée massive de blessés, appels à la bombe, matières dangereuses », précise la porte-parole du CHU de Québec-Université Laval, Geneviève Dupuis.

Pour ne pas être pris au dépourvu, le CHU a lancé un appel aux volontaires, vendredi dernier. Les infirmières, préposés, employés techniques et autres professionnels qui sont prêts à entrer au travail d’urgence, les 8 et 9 juin, sont invités à se manifester d’ici la mi-mai.

« Chacun des chefs de service va se préparer avec des listes d’employés disponibles, explique Mme Dupuis. Dépendamment des situations qui peuvent arriver, on va avoir des gens qui vont être prêts à entrer au travail pour donner un coup de main aux gens qui sont déjà en place. »

Mme Dupuis est convaincue que les employés répondront massivement à cet appel et ne croit pas qu’il sera nécessaire de contraindre les employés à être de garde. Le CHU ne s’est pas fixé de cible à atteindre en ce qui concerne le nombre de volontaires.

C’est à chacun des secteurs [hospitaliers], en fonction de leurs besoins, de déterminer combien de personnes ils ont besoin.

Geneviève Dupuis, porte-parole du CHU de Québec

Dans les hôpitaux de La Malbaie et de Baie-Saint-Paul, une démarche semblable a été entreprise il y a environ deux semaines. Tous les employés du CIUSSS de la Capitale-Nationale, de Portneuf jusque dans Charlevoix, sont appelés à se porter volontaires.

Du personnel d'autres régions administratives du Québec pourrait même être appelé en renfort dans les deux hôpitaux de Charlevoix, au besoin.

Chirurgies planifiées différemment

Si les hôpitaux du CHU devaient accueillir un grand nombre de patients simultanément en raison d’une manifestation qui aurait dégénéré à Québec, par exemple, le plus de lits possible devront être prêts.

La planification des chirurgies est ajustée en conséquence, ce qui permettra aux hôpitaux de « se donner une petite marge de manœuvre », dit Mme Dupuis.

Pour le jeudi 7 juin et le vendredi 8 juin, les cinq hôpitaux du CHU planifient surtout des chirurgies d’un jour, pour lesquelles les patients ne dorment pas à l’hôpital.

Les chirurgies qui nécessitent une hospitalisation sont tout simplement planifiées avant ou après le Sommet du G7. Mme Dupuis se fait toutefois rassurante : toutes les activités habituelles des hôpitaux sont maintenues pendant le Sommet.

Évidemment que les chirurgies d’urgence, même si elles demandent une hospitalisation, seront faites.

Geneviève Dupuis, porte-parole du CHU de Québec

Les cinq hôpitaux du CHU de Québec :

  • Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL)
  • Hôpital de l'Enfant-Jésus
  • Hôpital du Saint-Sacrement
  • Hôpital Saint-François d'Assise
  • Hôtel-Dieu de Québec

Les hôpitaux de La Malbaie et de Baie-Saint-Paul adoptent sensiblement la même stratégie : seules des chirurgies d'un jour sont planifiées pour toute la semaine qui précède le début du Sommet du G7.

Cartes d’employé à refaire

Le CHU de Québec a aussi averti ses employés que leur carte d’identité devrait être à jour en prévision du Sommet du G7. Ceux dont la photo serait défraîchie, par exemple, sont priés de s’en procurer une neuve.

Mme Dupuis explique qu’il s’agit d’une simple précaution. « Si les services policiers mettent des restrictions de circulation, il faut qu’ils soient capables de dire qui est du personnel hospitalier et qui ne l’est pas. »

La porte-parole du CHU donne l’exemple de l’attentat à la grande mosquée de Québec, qui a entraîné un resserrement des allées et venues dans les hôpitaux la nuit du drame. « Il faut que les employés soient capables de bien s’identifier pour entrer. »

Québec

Santé