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2000 km en kayak pour sauver les mammifères marins

Deux jeunes femmes avec des cheveux frisés retenus par un élastique sont assises chacune dans un kayak, aviron à la main, sur l'eau et regardent en souriant l'objectif.
Lucie Graham (gauche) et Mathilde Gordon (droite) ont l'intention de parcourir 30 km par jour en kayak pendant 3 mois pour attirer l'attention sur les conséquences des débris marins, dont le plastique. Photo: Francis E Thompson

Deux jeunes Australiennes ont quitté lundi, Juneau, en Alaska, pour pagayer pendant trois mois jusqu'à Sooke, sur l'île de Vancouver, pour sensibiliser la population aux conséquences dramatiques des déchets et du plastique sur les mammifères marins.

Un texte de Dominique Lévesque

Lucie Graham et Mathilde Gordon veulent amasser des fonds pour des organismes canadiens et australiens qui ont cette cause à coeur.

Celles qui vivent dans la région de Cairns, en Australie, près de la grande barrière de corail, ont vu sur le terrain des plages magnifiques jonchées de déchets jetés par l'être humain ou rejetés par l'océan, où il y a de plus en plus de microplastiques.

Dans le nord de l'Australie, on va voir des plages avec plein de déchets. Beaucoup viennent des pays asiatiques et ça vient dans les courants.

Mathilde Gordon, kayakiste
Paysage idyllique au bord de l'océan, une plage avec un peu de roches, des noix de coco, puis du sable blanc. De gros sacs blancs qui ont servi à recueillir des déchets sont déposés sur le sable. Au loin, des bénévoles participent à l'opération de nettoyage et des voitures sont stationnées sur la plage.Mathilde Gordon et Lucie Graham ont souvent participé à des opérations de nettoyage des plages de l'Australie qui sont jonchées de débris. Photo : Courtoisie: Mathilde Gordon

Pendant 5 jours, on a nettoyé une plage de 6 km et on a amassé 7000 kilos de déchets sur la plage.

Mathilde Gordon, kayakiste

Effets sur les mammifères marins

Les débris marins, et le plastique plus particulièrement, peuvent être mortels pour les mammifères marins. Ainsi, l'estomac d'une baleine à bec, qui s'est échouée en Norvège en février 2017, contenait 30 sacs de plastique.

Des hommes étudient la carcasse d'une baleine qui s'est échouée.La baleine qui s'est échouée en Norvège en février 2017 n'avait pratiquement que du plastique dans son estomac et était très maigre. Photo : La Presse canadienne / AP/Université de Bergen

Les experts expliquent que les mammifères marins comme les baleines et les tortues s'empêtrent souvent dans des filets de pêche laissés à la dérive ou d'autres débris. Et plusieurs mangent du plastique croyant qu'il s'agit de nourriture.

Pour une tortue marine, il n'y a rien qui ressemble plus à une méduse, qui est sa proie préférée, qu'un sac de plastique.

Lyne Morissette, écologiste marine

Initiatives de réduction du plastique

Beaucoup d'organismes, de municipalités et de citoyens ont mis de l'avant des initiatives pour réduire la consommation de plastique à usage unique.

Et toutes les initiatives citoyennes sont bonnes et vont contribuer à régler ou, du moins, à diminuer le problème du plastique dans les océans, croit l'écologiste marine Lyne Ouellet.

La solution ne viendra pas nécessairement de la science ou de la tête de quelqu'un avec un doctorat.

Lyne Morissette, écologiste marine

Colombie-Britannique et Yukon

Pollution