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Les démocrates poursuivent l'équipe de Trump, Moscou et WikiLeaks

Le récit de Sébastien Desrosiers

Le Parti démocrate américain poursuit la Russie, WikiLeaks, de hauts responsables de l'équipe de campagne de Donald Trump, ainsi que l'un de ses fils et son gendre, soutenant qu'ils ont comploté pour faire pencher l'élection de 2016 en faveur de l'actuel président des États-Unis. Une plainte qui n'a « aucun fondement valable », rétorque l'équipe de M. Trump.

Le Comité national démocrate (DNC) a déposé une plainte civile, vendredi, auprès d'un tribunal fédéral de Manhattan. Le juge John Koeltl présidera les procédures.

La poursuite affirme que le gouvernement russe a avisé l'équipe de M. Trump, avant l'élection, qu'elle venait de réaliser une cyberattaque contre les ordinateurs du DNC, ce qui aurait mené à la révélation d'informations préjudiciables pour la candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton. Des dizaines de milliers de documents et de courriels ont été volés quand des pirates ont infiltré ses systèmes, prétend le DNC.

Selon la plainte, un proche conseiller de M. Trump, Roger Stone, semblait avoir « une connaissance avancée » des intentions du groupe WikiLeaks de diffuser une partie de ces informations. Il aurait de cette façon participé à un « vaste complot » pour influencer le résultat de l'élection.

Plan rapproché de M. Stone, devant une affiche de Donald Trump.Roger Stone, un ancien conseiller politique de Donald Trump, est nommé dans la poursuite. Photo : Getty Images / Joe Raedle

La plainte vise l'équipe de campagne de Donald Trump – dont de hauts responsables comme Paul Manafort –, son fils Donald Trump Jr, son gendre Jared Kushner, le gouvernement russe – y compris son agence de renseignement militaire – et WikiLeaks, de même que son fondateur, Julian Assange.

« Pendant la campagne présidentielle de 2016, la Russie a lancé une attaque effrontée contre notre démocratie, et elle a trouvé dans l'équipe de campagne de Donald Trump un partenaire actif et enthousiaste », déplore le patron du DNC, Tom Perez, dans un communiqué.

Ce fut un acte de fourberie sans précédent : l'équipe de campagne d'un candidat à la présidence des États-Unis liguée avec une puissance étrangère hostile pour multiplier ses chances de remporter la présidence.

Tom Perez, président du Comité national démocrate

La plainte réclame un dédommagement non spécifié et un ordre de la justice qui interdirait toute nouvelle interférence avec les systèmes informatiques du DNC.

« Cette poursuite insignifiante constitue une autre tentative désespérée [...] venant d'un Parti démocrate acculé à la faillite, qui souhaite encore contrer la volonté que le peuple a exprimée à l'occasion de l'élection présidentielle de 2016 », indique un communiqué de l'équipe de campagne Donald J. Trump for President.

« Elle sera rejetée quand le moment viendra », assure le communiqué.

Le directeur de la prochaine campagne de M. Trump – celle de 2020 –, Brad Parscale, parle lui aussi d'une « poursuite bidon » et avertit le Parti démocrate que son équipe n'hésitera pas à utiliser des procédures judiciaires, en particulier la communication de la preuve, pour explorer le fonctionnement du DNC et consulter les courriels des responsables démocrates.

Donald Trump, président des États-Unis

Cette poursuite survient au moment où M. Trump est aux prises avec différents ennuis : le FBI a perquisitionné dans les bureaux de son avocat personnel Michael Cohen, et l'ex-directeur du FBI James Comey vient de publier un livre dans lequel il affirme que Donald Trump était obsédé par l'enquête sur l'ingérence alléguée de Moscou dans l'élection présidentielle.

Le procureur spécial Robert Mueller a le mandat de déterminer s'il y a effectivement eu collusion entre l'équipe de campagne de M. Trump et la Russie lors de l'élection présidentielle de 2016.

Le président Trump a déjà plusieurs fois nié cette possibilité. « Il n'y a PAS eu de COLLUSION », a-t-il encore récemment tweeté.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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