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L'archevêque de Rimouski dit non à la vente d'églises pour restaurer la cathédrale

La cathédrale Saint-Germain de Rimouski
La cathédrale Saint-Germain de Rimouski Photo: Radio-Canada / Julie Tremblay
Radio-Canada

L'archevêque de Rimouski, monseigneur Denis Grondin, a signé deux décrets qui retirent le pouvoir de gestion du Conseil de la Fabrique Saint-Germain sur cinq églises de la ville.

Selon ces décrets, l'autorité du Conseil de fabrique sera dorénavant limitée à la cathédrale, son presbytère et les terrains adjacents.

Dans la foulée de cette manœuvre, la nouvelle paroisse de la Bienheureuse-Élisabeth-Turgeon sera créée.

Elle regroupera les cinq autres églises du territoire de l'ancienne paroisse Saint-Germain, soit les églises de Pointe-au-Père, de Saint-Pie X, de Sacré-Cœur, de Saint-Robert et de Sainte-Agnès et elle aura son propre Conseil de fabrique qui entrera en fonction ultérieurement.

Dans un communiqué de presse, l'archevêque explique que le Conseil de fabrique est aujourd'hui dominé par des gens qui sont associés au Regroupement diocésain pour la sauvegarde de la cathédrale dont « l'idéologie » veut que la cathédrale soit exclusivement un lieu de culte.

Il souligne que cette approche va à l'encontre de celle qu'il préconise depuis juin 2017 en faveur d'une vocation multifonctionnelle.

Vente des églises

À l'archevêché, on explique que les décrets adoptés rendent impossible la vente des églises locales pour le financement de la restauration de la cathédrale.

Ce scénario a maintes fois été évoqué pendant les débats sur l'avenir de la cathédrale.

Regroupement diocésain

Le président du Regroupement diocésain pour la sauvegarde de la cathédrale, Jacques Landry, a été informé des décisions de l'archevêque, mais il réserve ses commentaires pour la semaine prochaine.

Nous voulons prendre le temps d'analyser la situation.

Jacques Landry, président du Regroupement diocésain pour la sauvegarde de la cathédrale

Il reconnaît toutefois que la démarche vise son groupe.

Dans son communiqué de presse, monseigneur Grondin dit qu'il expliquera davantage sa décision lors d'entrevues avec la presse lundi prochain.

Une manœuvre, selon un historien

Selon l'historien Kurt Vignola, il ne faut pas voir en ces décrets la disparition de la paroisse Saint-Germain. « C'est plutôt une manœuvre pour éviter que le regroupement diocésain prennent unilatéralement la décision de fermer des églises dans la paroisse. »

Il ajoute du même souffle que ces décrets font ont sorte que le débat entourant l'avenir de la cathédrale pourrait éventuellement évoluer.

Depuis un an, la situation stagne. Beaucoup de groupes ont émergés mais ils restent tous sur leurs positions au lieu de chercher un compromis.

Kurt Vignola, historien

Bas-Saint-Laurent

Société