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La vente du Saint Jérôme soumise aux hautes instances de l’Église catholique

Saint-Jérome entendant la trompette du jugement dernier, un tableau de Jacques-Louis David.
Saint-Jérome entendant la trompette du jugement dernier, un tableau de Jacques-Louis David. Photo: Musée de la Civilisation de Québec

La Fabrique Notre-Dame-de-Québec devra obtenir l'autorisation de l'évêque avant que soit conclue une éventuelle vente de la toile Saint Jérôme entendant la trompette du Jugement dernier de Jacques-Louis David.

Selon Mgr Denis Bélanger, curé de la paroisse Notre-Dame de Québec, malgré toute la controverse soulevée par la mise en vente de l’œuvre, la Fabrique n'a pas l'intention de changer ses plans.

Toutefois, ce n’est pas la Fabrique qui aura le dernier mot dans ce dossier.

« C’est pas la paroisse seulement qui peut décider de l’aliénation de cette œuvre-là. Forcément, une fois que la paroisse peut faire une résolution, la résolution va aller à l’évêque et dans un cas comme celui-là pourrait aller [jusqu’à Rome] », a souligné Mgr Bélanger en entrevue à Première heure.

Mgr Bélanger souligne que plusieurs options sont encore possibles quant au sort de la toile.

Québec a demandé à des experts d'évaluer l'oeuvre en vue de la classer bien patrimonial et s’assurer que le tableau demeure dans la province.

Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), situé à Ottawa, veut acquérir seul le tableau tandis que le Musée de la civilisation, dépositaire du tableau, et le Musée des beaux-arts de Montréal entendent faire une offre conjointe pour le tableau mis en vente au coût de 5 millions de dollars américains (environ 6,28 millions de dollars canadiens).

La toile ne sera toutefois pas vendue à l’étranger, assure Mgr Bélanger.

La Fabrique a déjà tâté le terrain à l’international, mais simplement pour évaluer l’intérêt et déterminer sa juste valeur, mentionne Mgr Bélanger.

« On ne voulait pas le vendre à l’international, on n’a jamais demandé de certificat d’exportation. […] mais ça a donné le juste prix ».

Mgr Bélanger rappelle qu’avec la vente de l’œuvre, la Fabrique souhaite créer un fonds dont les intérêts seulement serviront à la mise en valeur de la basilique cathédrale Notre-Dame de Québec et l’église Notre-Dame-des-Victoires.

Le tableau, rappelle-t-il, exposé par le Musée des beaux-arts du Canada depuis 18 ans, a une vocation muséale depuis de nombreuses années et les Musées sont les mieux placés pour protéger l’œuvre et la faire connaître.

Québec

Arts visuels