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La Ville de Montréal termine 2017 avec un surplus de 140 millions de dollars

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, répond aux questions des journalistes jeudi après sa présentation devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
La mairesse de Montréal, Valérie Plante, répond aux questions des journalistes jeudi, après sa présentation devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Photo: Radio-Canada

L'administration Plante a déposé jeudi son rapport financier de l'année 2017, dans lequel elle confirme qu'elle dispose d'un surplus de 139,5 millions de dollars dans ses coffres.

Peu de temps après son élection, en novembre dernier, Valérie Plante annonçait « un trou de 358 millions de dollars » dans le budget 2018 de la Ville pour justifier une hausse des taxes des Montréalais.

Selon la Ville, des revenus supérieurs de 313,6 millions de dollars à ceux anticipés expliquent en grande partie le surplus annoncé.

« Des éléments extraordinaires expliquent en partie l’excédent du rapport financier annuel, qui est similaire à celui de 2016 », indique le président du comité exécutif et responsable des finances de la Ville, Benoit Dorais, dans un communiqué.

« Nous observons une hausse marquée des transferts gouvernementaux de 105 millions de dollars », explique M. Dorais.

Un marché immobilier « robuste » a aussi permis à la Ville d’engranger des revenus supplémentaires de 58,5 millions de dollars en droits de mutation et de 25,6 millions en revenus de licences et permis.

En entrevue à ICI RDI, vendredi matin, M. Dorais a affirmé qu'il fallait distinguer ce surplus, qui représente « la vraie vie de 2017 » sur le plan financier à Montréal, du manque à gagner budgétaire, c'est-à-dire « combien il nous fallait trouver d’argent pour faire les dépenses courantes de 2018 », a-t-il précisé.

Où ira l’argent?

Le comité exécutif de la Ville va distribuer ce surplus de près de 140 millions de dollars dans quatre principales enveloppes.

L’une d’elles prévoit une somme de 45 millions de dollars pour « l’activité neige », qui comprend notamment la création « d’une nouvelle réserve neige de 35 millions pour payer les dépenses excédentaires liées au déneigement pour la saison hiver 2018 ».

Le reste servira à l'absorption du déficit d'agglomération, à la gestion des arrondissements et à la mise en oeuvre des mesures du budget.

Une fois ces sommes allouées, il restera 13 millions de dollars, que Benoit Dorais promet d'utiliser dans le prochain budget pour aider à limiter la hausse de taxes au niveau de l'inflation.

« Elle a menti à la population »

L’opposition a fortement réagi en découvrant ces nouvelles données.

[Valérie Plante] était en connaissance de toutes ces informations. Elle a menti à la population montréalaise.

Lionel Perez, chef de l'opposition officielle à la Ville de Montréal

« Cette augmentation de taxes n’était absolument pas nécessaire, déplore-t-il. Elle avait les marges de manœuvre dégagées d’après les efforts qu’on avait faits dans notre administration en 2017. »

« La mairesse Plante savait pertinemment que la Ville se dirigeait vers un surplus quand elle a préparé son budget pour 2018, précise M. Perez dans un communiqué. Dans ces circonstances, jamais la taxe de l’eau n’aurait dû être augmentée dans le budget 2018, et la hausse des charges fiscales pour les immeubles non résidentiels aurait dû se limiter à 0,9 %, comme en 2016 et 2017, au lieu d’assommer les commerçants de Montréal avec une augmentation de 3 %. »

M. Perez ajoute du même souffle que le bilan financier 2017 démontre que l’ancienne administration de Denis Coderre « a laissé Montréal en excellente santé financière ».

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