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  • Exclusif
  • Les stationnements publics de nouveau gérés par Québec, qui donnera son avis sur les tarifs

    Le reportage de Véronique Prince

    Le gouvernement du Québec ne veut plus qu'un organisme privé gère ses propres stationnements. Il compte maintenant s'en occuper lui-même, a appris Radio-Canada. En tant qu'administrateur, il pourra donner son avis sur les tarifs de tous les stationnements publics, y compris ceux des hôpitaux.

    Un texte de Véronique Prince, correspondante parlementaire à Québec

    Le gouvernement Couillard a toujours répété qu’il n’avait pas le pouvoir de fixer les tarifs des stationnements des hôpitaux.

    En devenant le gestionnaire des espaces, Québec pourra au moins faire des recommandations, même si l’établissement de santé aura toujours le dernier mot.

    « C’est sûr que lorsqu’on gère les stationnements d’un bâtiment, on s’introduit dans la discussion, mais c’est la responsabilité des établissements de fixer leur propre tarification », explique Yves Ouellet, président-directeur général de la Société québécoise des infrastructures (SQI).

    Les stationnements de l’État représentent 400 parcs, 65 000 espaces et environ 37 millions de dollars en redevances par année, sur lesquels le gouvernement veut reprendre le contrôle.

    C’est clair qu’avec une meilleure synergie, on sera peut-être susceptibles de générer davantage de revenus.

    Yves Ouellet, PDG de la SQI

    La Société Parc-Auto du Québec (SPAQ), un organisme privé à but non lucratif, s’occupe de la majorité des stationnements de l’État depuis 50 ans. Son contrat, octroyé de gré à gré, sera renouvelé pour une dernière année, le temps de créer une filiale responsable des stationnements à la SQI.

    Québec s’est entendu avec la SPAQ pour que celle-ci soit intégrée à cette nouvelle structure.

    « Plus de transparence »

    En perdant son statut d’organisme privé, elle devra rendre publics les salaires de ses dirigeants et leurs bonis, ce qu’elle n’était pas tenue de faire jusqu’ici.

    « Il y a plus de transparence en faisant ça », affirme le président du Conseil du Trésor Pierre Arcand.

    « La SPAQ sera en mesure de comparaître en commission parlementaire, poursuit le ministre. C’est beaucoup plus facile maintenant de pouvoir être transparent et de répondre à toutes les questions. Il y avait beaucoup de rumeurs que nous allions tout confier à l’industrie privée et que le gouvernement allait se débarrasser de sommes importantes. »

    Reprendre la gestion des stationnements de l’État fait partie de la vision immobilière que le Secrétariat du Conseil du Trésor annoncera la semaine prochaine.

    La stratégie mise principalement sur la réduction des contrats avec le privé, afin de favoriser l’expertise du gouvernement.

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