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Des jeunes voient, de près, les risques d’une conduite avec attention réduite

Cette passagère qui était assise à l'arrière du véhicule lors de l'impact a subi de nombreuses blessures et exprimait ressentir beaucoup de douleurs.

Cette passagère qui était assise à l'arrière du véhicule lors de l'impact a subi de nombreuses blessures et doit être sortie de la voiture avec beaucoup de précautions par les ambulanciers.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Une simulation d'accident était organisée, jeudi, à Sept-Îles, pour sensibiliser les finissants du secondaire aux risques de la conduite avec les facultés affaiblies et des textos au volant.

Un texte de François Robert

Plus de 300 jeunes des écoles secondaires de Sept-Îles et de Port-Cartier ont assisté à cette mise en scène à l’aréna Conrad-Parent.

Après l'impact simulé entre les deux véhicules, les jeunes étaient témoins de la détresse de la jeune conductrice qui réalise qu’elle a tué quelqu’un.

Le policier s'apprête à procéder à l'arrestation de la jeune conductrice qui a pris le volant avec les facultés affaiblies et causé la mort d'une personne dans l'autre véhicule lors de l'impact.

Le policier fait part de ses droits à la jeune conductrice au moment de procéder à son arrestation.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Ils pouvaient aussi voir l’intervention des policiers qui procèdent à son arrestation. Celle des ambulanciers qui évacuent les blessés, et les pompiers qui doivent utiliser les pinces de désincarcération pour enlever une porte et sortir une blessée du véhicule.

« Ça fait penser que ça arrive des affaires de même, a indiqué Gabriel Picotin, de l’école Manikoutai. Quand on en entend parler, on ne s'attend jamais à ce que cela puisse nous arriver, mais quand on en voit des situations comme ça, ça fait plus réfléchir que ça arrive à du monde comme nous autres. »

Léa Perreault, qui étudie elle aussi à l’école Manikoutai, assure qu’elle interviendrait si des amis tentaient de prendre le volant avec les facultés affaiblies.

Ils resteraient chez nous. Je les inviterais à coucher ou je leur appellerais un taxi. Ils laisseraient la voiture dans ma cour.

Léa Perreault, finissante à l’école Manikoutai
Léa Perreault, finissante en secondaire 5 à l’école Manikoutai  de Sept-Îles, a trouvé la simulation très réaliste.

Léa Perreault est finissante en secondaire 5 à l’école Manikoutai de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Une telle mise en scène nécessite la collaboration de beaucoup de monde et des frais d’environ 10 000 $, selon Guy Tremblay, policier retraité et membre du comité organisateur.

Caroline Dignard, agente à la Direction de la Santé publique au CISSS de la Côte-Nord, rappelle que l'alcool au volant n'est pas le seul facteur de risque de nos jours.

« On sait que le cannabis prend de plus en plus de place et [les jeunes] ont l'impression que ce n'est pas grave de fumer et de prendre le volant après. Et les textos, on sait que c'est un fléau, autant chez les adultes que chez les jeunes. Donc l'idée, c'était vraiment de les sensibiliser pour qu'ils réfléchissent aux décisions qu'ils prennent dans ces contextes-là », souligne Caroline Dignard.

Caroline Dignard, agente de planification, de programmation et de recherche pour l'approche école en santé à la Direction de la Santé publique au CISSS de la Côte-Nord est membre du comité organisateur de l'activité.

Caroline Dignard, agente de planification, de programmation et de recherche pour l'approche école en santé à la Direction de la Santé publique au CISSS de la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Les participants ont aussi droit à une série de présentations avec des spécialistes sur la détection des drogues ou sur le genre de sanctions possibles pour ceux qui conduisent avec les facultés affaiblies.

L’activité se termine par le témoignage de la mère de Katherine Beaulieu, morte dans un accident où le conducteur avait pris le volant avec les facultés affaiblies.

Selon le policier retraité et membre du comité organisateur Guy Tremblay, l’objectif est de répéter l’activité aux deux ans. Il précise aussi qu’il y a maintenant plus de mortalité en raison de l'utilisation du cellulaire et des textos au volant qu’en raison de l’alcool.

Guy Tremblay est policier retraité et membre du comité organisateur de l'activité de sensibilisation. Il espère que l'activité pourra être répétée aux deux ans à Sept-Îles.

Guy Tremblay est policier retraité et membre du comité organisateur de l'activité de sensibilisation.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

À l’heure actuelle, environ 91 % des patrouilleurs de la Sûreté du Québec sont formés dans la province pour pouvoir détecter les gens qui ont consommé des drogues avant de prendre le volant.

Le policier procède à un test de concentration pour tenter de déterminer si la jeune conductrice a consommé de la drogue avant de conduire sa voiture.

Le policier procède à un test pour tenter de déterminer si la jeune conductrice a consommé de la drogue avant de conduire.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Côte-Nord

Drogues et stupéfiants