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Montréal invitée à envisager la préférentielle et des élections un autre jour que le dimanche

Le conseiller pose fièrement, les bras croisés.
Marvin Rotrand, conseiller de ville dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce Photo: Radio-Canada / Benoit Chapdelaine
Radio-Canada

Une motion pour étudier des modifications à apporter au mode de scrutin pour les élections municipales de Montréal sera déposée lundi au conseil municipal par Marvin Rotrand, conseiller de ville de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.

Un texte d’Isabelle Montpetit, avec la collaboration de Romain Schué

M. Rotrand souhaite que le scrutin préférentiel soit envisagé, de même que la tenue du vote un autre jour que le dimanche.

Avec le mode de scrutin préférentiel, l’électeur classe les candidats en ordre de préférence. Si aucun n’obtient 50 % des voix plus une, le dernier est éliminé et ses voix sont reportées sur les autres candidats, jusqu’à ce qu’un candidat obtienne la majorité absolue.

Les citoyens de London, en Ontario, voteront de cette façon lors des élections municipales du 22 octobre prochain. Ceux de Cambridge et de Kingston seront quant à eux consultés par référendum sur la possibilité d'instaurer ce mode de scrutin.

M. Rotrand veut profiter de l’expérience de l'Ontario pour mettre son idée de l’avant.

Sa motion, appuyée par le maire de l’arrondissement d’Anjou, Luis Miranda, demande à la Commission de la présidence du conseil de la Ville de Montréal, responsable des questions de démocratie et de participation citoyenne, de se pencher sur les élections et consultations ontariennes. La Commission devrait aussi déterminer s'il faut demander à Québec de modifier la Loi sur les élections et référendums dans les municipalités pour permettre aux municipalités québécoises d’adopter le scrutin préférentiel.

Éviter les campagnes au ton négatif

La motion de M. Rotrand évoque le fait que le mode actuel de scrutin permet rarement d’obtenir la majorité des voix et qu’il donne souvent lieu « à des campagnes au ton négatif ».

De plus, « le système uninominal à un tour peut engendrer d’importance incohérences entre le nombre de votes obtenus par les différents partis et leur représentation au conseil municipal », lit-on dans le texte de la motion.

« Avec le mode de scrutin actuel, le ton [pendant les campagnes électorales] devient de plus en plus partisan, précise M. Rotrand en entrevue. On ne cherche pas à construire des ponts, à créer un débat plus large ou à chercher des consensus. »

Un système préférentiel entraîne davantage de collégialité, croit-il, car les candidats doivent chercher à convaincre des électeurs qui ne leur sont pas acquis.

Un rôle réduit pour les partis politiques

Le conseiller croit que le mode de scrutin proportionnel ne conviendrait pas à la démocratie municipale. Selon lui, la proportionnelle donne du pouvoir aux partis et aux chefs de partis, alors que la préférentielle donne du pouvoir aux candidats.

Au municipal, le rôle des partis doit être réduit. Je ne veux pas un mini-parlement où les élus se prennent pour des députés fédéraux ou provinciaux.

Marvin Rotrand, conseiller de ville de l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce

Améliorer la participation aux élections

En ce qui concerne le jour où se tiennent les élections, la motion de MM. Rotrand et Miranda demande à la Commission de la présidence du conseil de « déterminer si la participation aux élections municipales québécoises augmenterait si le scrutin avait lieu un autre jour que le dimanche ».

Selon M. Rotrand, la possibilité d’être libéré pendant quatre heures du travail pour aller voter pourrait être une des raisons qui explique le meilleur taux de participation aux élections fédérales et provinciales par rapport aux municipales.

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