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La Syrie toujours en mesure de mener des attaques chimiques, selon le Pentagone

De la fumée s'élève du camp de Yarmouk, près de Damas, en Syrie.
Les forces syriennes ont donné 48 heures au groupe armé État islamique (EI) pour quitter l'enclave proche du camp de Yarmouk. Photo: Reuters / Ali Hashisho
Radio-Canada

Les frappes aériennes menées par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne sur la Syrie la semaine dernière n'auraient eu qu'un impact limité sur les capacités du régime de Bachar Al-Assad à mener d'autres attaques chimiques. Le régime syrien reste en mesure de mener de telles attaques, selon le Pentagone, qui souligne que rien n'indique toutefois qu'un tel scénario est en préparation.

La Syrie conserve des capacités militaires chimiques résiduelles, estime un haut responsable du Pentagone. « Elle est probablement disséminée dans tout le pays, sur divers sites », a déclaré le général McKenzie jeudi, au cours d'un point de presse.

« Ils auront la capacité de mener des attaques limitées à l'avenir – je ne l'exclurais pas – mais s'ils envisagent l'effet de telles attaques, il faudra qu'ils surveillent leurs arrières et qu'ils s'inquiètent, parce que nous les surveillons et nous avons la capacité de les frapper à nouveau si c'est nécessaire », a-t-il poursuivi.

Ces conclusions entrent en contradiction avec celles de la Maison-Blanche qui assurait que l’attaque aérienne occidentale avait mis à mal le cœur du programme d’armes chimiques de la Syrie.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené une frappe aérienne, le 14 avril dernier, visant trois sites identifiés comme liés au programme d’armement chimique syrien, en représailles à une attaque chimique présumée ayant fait au moins 40 morts, une semaine plus tôt à Douma, dans la banlieue de Damas.

Des éléments laissent à penser que la réserve syrienne d'armes chimiques n’était pas entreposée entièrement dans les trois cibles visées, selon plusieurs sources interrogées par Reuters qui ont requis l’anonymat.

Certaines de ces armes seraient dissimulées dans des écoles et des immeubles d’habitation, selon l’une de ces sources.

Le général McKenzie n'a d’ailleurs pas pu affirmer que les trois sites abritaient bien des armes chimiques.

« Nos conclusions sont que les armes ont atteint leur cible, nous avons atteint le degré de succès désiré contre ces trois cibles et nous pensons qu'il y avait probablement du chlore et peut-être du sarin, et peut-être sur les trois sites », a-t-il déclaré.

« Comme vous le savez, nous n'avons pas accès à ces sites, donc il est difficile d'y aller et de faire une analyse post-frappes », a-t-il ajouté.

Des enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sont arrivés à Damas samedi dernier pour recueillir des preuves sur les sites de l’attaque présumée aux gaz toxiques, mais n’ont pas encore pu y accéder pour des raisons de sécurité.

Ultimatum lancé aux djihadistes près de Damas

Le groupe armé État islamique (EI) a 48 heures pour quitter une enclave au sud de Damas, ont averti les forces syriennes, rapporte le journal Al-Watan.

Cette enclave aux mains des djihadistes se trouve non loin du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk et proche du quartier de Hajar Al-Aswad, et représente le dernier bastion du groupe armé État islamique (EI) dans le sud de Damas.

L'armée et les forces qui la soutiennent sont prêtes à lancer une opération militaire pour mettre fin à la présence de l'organisation dans la région si l’EI refuse de se conformer à l’ultimatum, selon Al-Watan.

Cette poche de résistance est bien moins importante que celle dont est venu à bout récemment le régime syrien dans la Ghouta orientale.

Situé à une dizaine de kilomètres du centre de Damas, Yarmouk était le plus important camp de réfugiés palestiniens de Syrie avant la guerre civile.

La plupart de ses occupants ont fui les combats, mais il en reste plusieurs milliers, selon les Nations unies.

Syrie : l'engrenage de la guerre

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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