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Deux ans de prison pour l'auteur d'un délit de fuite mortel à Gatineau

Une croix décorée de fleurs rouges posée en bordure d'une route.
Mark Laviolette joggait en bordure de la route lorsqu'il a été happé sur le boulevard Lucerne, à la hauteur de la rue Pine, en janvier 2016. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un homme reconnu coupable pour un délit de fuite ayant causé la mort d'un joggeur en janvier 2016, dans le secteur d'Aylmer, à Gatineau, a été condamné à deux ans moins un jour de prison. François Charlebois ne pourra pas posséder de permis de conduire pendant cinq ans.

Mark Laviolette courait en bordure de la route en sens inverse de la circulation, pour bien voir les voitures qui arrivaient sur le boulevard de Lucerne, à la hauteur de la rue Pine.

Pour une raison inexpliquée, M. Charlebois « a dévié de sa voie de circulation, a traversé la ligne médiane en sens opposé » et a happé le coureur directement dans le dos, a expliqué le procureur de la Couronne, Me Stéphane Roland.

L'homme d'une quarantaine d'années a été projeté sur plus de 30 mètres. Il est mort sur place avant l'arrivée des secours.

La peine imposée est le maximum demandé par le procureur, qui estime que justice a été rendue.

« Il y avait le lourd passé de conduite de M. Charlebois, qui avait été condamné à une vingtaine de reprises pour des infractions reliées à la conduite automobile, principalement des excès de vitesse, des feux rouges brûlés, des arrêts non faits », a résumé Me Roland.

Également, il y avait l’absence de remords et de regret de la part de M. Charlebois pour le crime qu’il a commis.

Me Stéphane Roland, procureur de la Couronne

« Il était impassible [...] les actions de M. Charlebois représentaient un cruel mépris pour la vie humaine et je pense que la sentence imposée reflète ce constat-là », a-t-il ajouté.

Le procureur de la Couronne, Me Stéphane Roland à la sortie de la cours.Le procureur de la Couronne, Me Stéphane Roland a souligné plusieurs circonstances aggravantes dans le dossier de M. Charlebois. Photo : Radio-Canada

Une vie chamboulée

La famille de Mark Laviolette peut finalement commencer à faire son deuil. Chantal Belley a vécu une montagne d'émotions depuis la mort soudaine de son conjoint.

« Ça a été très difficile pour moi. Tu vas te coucher le samedi soir et puis tu ne vois plus ton mari [...] Tu regardes par la fenêtre à te dire : ''viens à la maison, rentre à la maison'', et il ne rentrait pas ».

Aujourd'hui, c'est terminé, je peux finalement dire à mon mari qu'il peut reposer en paix maintenant.

Chantal Belley, conjointe de Mark Laviolette

Mme Belley espère maintenant pouvoir sensibiliser les automobilistes pour leur rappeler l'importance d'être vigilant sur la route.

« S'il vous plaît, pensez-y avant de répondre au téléphone, de texter lorsque vous allez conduire, parce que vous ne savez pas quel impact, comment vous pouvez changer une vie d'une famille, parce que ça peut arriver très très rapidement », dit-elle.

Chantal Belley et sa fille regardent les médailles de Mark Laviolette.Chantal Belley est convaincue que Mark Laviolette continue d'exercer sa passion. Photo : Radio-Canada

Mme Belley a gardé précieusement les médailles que son mari a remportées lors de différentes courses.

« C'était tellement une passion pour lui, je suis convaincue, que là-haut, il continue de courir », conclut-elle.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

Ottawa-Gatineau

Accidents et catastrophes