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Les maux invisibles : conscientiser grâce à l'art

Johanne Fontaine pose ici dans le cadre de l'exposition Les maux invisibles dont les bénéfices seront remis à la Société canadienne de sclérose en plaques. Elle est nue et recouverte de peinture.
Johanne Fontaine pose ici dans le cadre de l'exposition Les maux invisibles dont les bénéfices seront remis à la Société canadienne de sclérose en plaques. Photo: Pierre Joosten

Des photos de femmes nues seront à l'honneur samedi dans le cadre de l'exposition éphémère Les maux invisibles présentée à la Galerie Urbania. Une façon comme un autre de sensibiliser les gens à ce qui se cache derrière la maladie.

Un texte d'Anne-Josée Cameron

« Le projet Les maux invisibles est né de mon diagnostic de sclérose en plaques survenu en 2016, explique Véronique Dallaire. Ça découle des journées où je ne me sentais pas apte à sortir du lit. Je me présentais en ville devant des amis et tout le monde me disait : "Ça a dont l'air de bien aller. T'as l'air bien." »

En réalité, la jeune femme vivait des moments très difficiles, mais personne ne le réalisait vraiment. « J'ai alors pris conscience que ma maladie, comme plusieurs, était invisible aux yeux des autres. »

Les maux invisibles, ce sont ces maux qu'on ne perçoit pas nécessairement à première vue comme le cancer, la surdité, la sclérose en plaques, la dépression ou l'anxiété.

Véronique Dallaire

Véronique Dallaire a alors l'idée de réaliser un projet « afin de conscientiser les gens à la réalité des maux invisibles et des combats qui sont associés à ces maladies-là. »

Véronique Dallaire pose ici dans le cadre de l'exposition Les maux invisibles.Véronique Dallaire pose ici dans le cadre de l'exposition Les maux invisibles. Photo : Radio-Canada / Pierre Joosten

Véronique Dallaire, avocate de formation, a ouvert une école de yoga à la suite de son diagnostic. Ses cours s'adressaient aux gens ayant des limitations, mais rapidement elle s'est aperçue que ce n'était pas assez.

Quelques semaines plus tard, Véronique Dallaire découvre sur les réseaux sociaux le travail de Carole Duchesneau et Pierre Joosten qui se spécialisent dans les nus de femmes réalisés au body-painting. C'est le déclic.

Les maux invisibles, une exposition de photos dont les profits seront versés à la Société Canadienne de sclérose en plaque.Les profits de l'exposition seront versés à la Société canadienne de sclérose en plaques. Photo : Radio-Canada / Pierre Joosten

« À ce moment-là, j'ai su que je travaillerais avec eux, se souvient-elle. Je me suis dit : "je vais utiliser l'art pour conscientiser les gens, pour passer ce message-là, à la limite un peu provocateur ou osé parce que ce sont des oeuvres." Les femmes ont été photographiées quasiment nues, mais en body-painting. »

Les photos sont vraiment extraordinaires !

Véronique Dallaire, à l'origine de l'exposition

C'est donc une dizaine de femmes qui se sont prêtées au jeu. Certaines sont comédiennes, comme Johanne Fontaine, la marraine de l'événement, d'autres sont enseignantes ou encore conférencières.

« Cette session de photos a été très positive pour toutes les femmes, ajoute Véronique Dallaire. Accepter de se trouver belle, accepter une partie de nous qui est plus sombre au quotidien, ça c'est un grand moment . »

Les photos seront mises à l'encan samedi, entre 10 h et 21 h, à la galerie Urbania. La mise de départ est de 50 $ et tous les fonds amassés seront remis à la Société canadienne de la sclérose en plaques.

La Galerie Urbania est située au 112, rue Saint-Paul, à Québec.

Québec

Arts visuels