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La maison Saint-Pierre sera en partie sauvée

Maison en bois ouverte. Plusieurs parties sont éparpillées au sol.
La maison Saint-Pierre, présentement en démontage, sera reconstruite ailleurs. Photo: Radio-Canada / Colin Côté-Paulette
Radio-Canada

La maison Saint-Pierre, un bâtiment du patrimoine franco-ontarien situé à Belle Rivière dans la municipalité de Lakeshore, sera démontée pour être reconstruite en partie à Staples. Cela marquera la fin d'une saga de 12 ans pour préserver ce lieu historique.

Un texte de Colin Côté-Paulette

La propriétaire de la maison Saint-Pierre, Elizabeth McInnis, a finalement vendu le bâtiment construit au milieu du XIXe siècle, après plusieurs tentatives de sauvetage échouées, dont une récente en 2017.

« On avait épuisé toutes les possibilités. Je suis satisfaite de l'entente », indique Mme McInnis à propos de la vente.

Je ne peux pas décrire le bonheur que ça m'apporte de savoir que je ne suis pas obligée de la laisser tomber en ruines.

Elizabeth McInnis, ex-propriétaire de la maison Saint-Pierre

Lee-Anne Setterington, l'une des propriétaires de l'entreprise Rustic Timber Farm qui recycle le bois des vieux bâtiments du comté d'Essex, a acheté la maison Saint-Pierre en février.

Pièce dont les murs en bois sont dénudés. On voit beaucoup de morceaux de bois sur le sol. Intérieur de la maison Saint-Pierre lors des travaux de démontage. Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Elle compte installer la maison sur sa propriété, avec une plaque sur laquelle on pourra lire l'histoire du bâtiment.

« Ma famille du côté de ma mère est francophone, [...] alors je suis vraiment fière de posséder cette maison maintenant », soutient Mme Setterington.

Il y a un an, elle avait remarqué la maison et avait laissé une lettre à Mme McInnis, afin de lui faire part de son intérêt pour la structure.

« C'est vraiment une maison unique et différente », explique Mme Setterington.

Maison dont certains murs sont ouverts. Beaucoup de morceaux de bois sont en avant. Extérieur de la maison Saint-Pierre lors des travaux Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

C'est incroyable qu'à l'époque, les pionniers aient tout fait sur place. C'est seulement fait avec du bois de l'Ontario, il n'y a rien d'autre comme ça.

Lee-Anne Setterington, nouvelle propriétaire de la maison Saint-Pierre

Nouvel emplacement cet été

Des ouvriers s'affairent présentement à démonter la maison, dont environ 30 % du bois est trop pourri pour être réutilisé.

En tout, les rondins de bois de la maison pèsent cinq tonnes.

Les ouvriers remonteront la maison d'ici le milieu de l'été avec les parties qui seront encore bonnes. Celle-ci ne sera toutefois pas ouverte au public comme le voulait l'un des anciens plans de sauvetage.

« Je ne sais pas encore précisément ce qu'on va faire, il faut que je parle avec un architecte avant », précise Mme Setterington.

Deux hommes arrachent des morceaux de bois d'un mur à l'extérieur d'une maison. Des ouvriers enlèvent les morceaux de bois qui ne peuvent pas être réutilisés. Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Un bâtiment témoin du passé

Les ouvriers qui travaillent à démonter la maison ont découvert que certains arbres avaient déjà 150 ans lorsqu'ils ont été coupés pour construire la maison.

« Des maisons de cette époque-là, il n'en reste pas beaucoup. Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'elle a été construite par des Canadiens français », explique le professeur à l'Université de Windsor, Guillaume Teasdale.

La municipalité de Lakeshore a permis que la maison soit démontée, même si elle était admissible au statut patrimonial de la Ville.

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