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Une cabane à sucre à l'accent japonais

Des bouteilles de sirop d'érable canadien avec traduction en japonais sur l'étiquette.

La compagnie Kabuchan International a vendu plus de 2 millions de bouteilles de sirop d'érable canadien au Japon depuis 15 ans.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Radio-Canada

En prenant possession de l'Auberge de La Pente Abrupte, à Sainte-Paule, en Gaspésie, le Japonais Takeya Kaburaki souhaite maîtriser toute la chaîne de production du sirop d'érable, de la cueillette jusqu'à la vente dans son pays.

Un texte de Philippe Grenier, envoyé spécial au Japon

Takeya Kaburaki se spécialise dans l'importation de produits québécois, comme le saumon fumé et le miel, mais son produit vedette, c'est le sirop d'érable.

Son entreprise a introduit la vente des produits de l'érable au Japon il y a une quinzaine d'années. Depuis, Kabuchan International a vendu plus de deux millions de bouteilles de sirop d'érable au Japon, à partir de son catalogue.

Takeya Kaburaki tient dans ses mains le catalogue de sa compagnie avec lequel on peut commander du sirop d'érable canadien.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Takeya Kaburaki tient dans ses mains le catalogue de sa compagnie où l'on peut commander du sirop d'érable canadien.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Pour mieux profiter de la manne, l'homme d'affaires a acquis l'Auberge de La Pente Abrupte, près de Matane. L'auberge a 11 chambres, en plus de ses 20 000 érables entaillés.

Auberge.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La famille Lavoie exploitait l'Auberge de la pente abrupte depuis 1986

Photo : Auberge de la Pente abrupte

« Nous ne voulons pas seulement vendre un produit, mais bien proposer le produit dans la compréhension du contexte culturel [duquel] il est originaire », lance ce dernier.

Six bouteilles de sirop d'érable avec étiquette traduit en japonais. On peut aussi voir deux variétés de sirop, soit le régulier et le sirop foncé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des bouteilles de sirop d'érable du Canada vendues au Japon par Kabuchan International.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

« Notre objectif, à terme, est de créer des voyages réguliers pour des Japonais, à l'auberge, pour qu'ils aient une vision globale [de ce qu'est le] sirop d'érable avec les éléments culturels qu'on pourra attacher au tour. »

Le sirop d'érable, ce n'est pas seulement de l'érable, c'est aussi la culture du Québec. Les consommateurs japonais doivent se faire une image qui va au-delà du produit consommé.

Takeya Kaburaki, président, Kabuchan International

Il veut recréer le même modèle d'affaires que celui de ses fermes de kaki semi-séché, dans la région de Nagano, au Japon, où plusieurs consommateurs viennent voir la transformation du petit fruit.

Qui est Takeya Kaburaki?

Des Japonais friands de l'or blond canadien

Le Canada a exporté 5,4 millions de livres de sirop d’érable en 2017 vers le Japon pour une valeur approximative de 20 millions de dollars.

Graphique des exportations canadiennes de sirop d'érable. Principaux acheteurs.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Graphique des exportations canadiennes de sirop d'érable. Principaux acheteurs.

Photo : Radio-Canada

Le marché japonais a longtemps été le deuxième marché d’exportation pour les produits d’érable du Canada derrière les États-Unis. Depuis 2014, il a glissé au troisième rang, puisque l’Allemagne a augmenté ses importations de produits d’érable du Canada.

Un comptoir de vente du magasin Maple Mania à Tokyo. Des consommateurs font des achats et des employés les font payer.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le magasin Maple Mania de la station de train de Tokyo se spécialise dans les produits de l'érable.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

À l'arrivée du sirop d'érable au Japon, « le condiment sucré fondamental était le miel, donc sa perception était peu développée », explique Takeya Kaburaki. Mais les Japonais l'ont rapidement adopté.

« Ils adorent son goût, la tradition qui y est associée, c'est un produit naturel et il y a les bénéfices pour la santé. »

Un présentoir du magasin Maple Mania dans la gare de Tokyo ou l'on voit une panoplie de produits de l'érable comme des boîtes de biscuits.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un présentoir du magasin Maple Mania dans la gare de Tokyo. Les boîtes de biscuits sont très populaires au Japon.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Au magasin Maple Mania de la gare de Tokyo, on se spécialise dans les produits de l'érable.

Un biscuit à l'érable coupé en deux dans une main avec deux autres biscuits dans leurs emballages.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les biscuits à l'érable canadien du magasin Maple Mania à Tokyo sont très populaires auprès des consommateurs nippons.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Chaque année, le commerce vend 10 millions de petits biscuits à l'érable.

Yoshito Mori est le gérant du magasin Maple Mania dans la gare de Tokyo. Il porte toujours une chemise et une salopette bleu quand il travaille.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yoshito Mori est le gérant du magasin Maple Mania dans la gare de Tokyo.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Ça me rappelle le goût des crêpes que ma mère me faisait lorsque j'étais jeune. Le goût est plus doux que le miel ou le sucre et meilleur pour la santé.

Yoshito Mori, gérant du magasin Maple Mania, gare de Tokyo

Takeya Kaburaki s'intéresse aussi à la « protection des forêts, puisqu'il s'agit d'entretenir une érablière, un milieu naturel. C'est bon et, culturellement, c'est encore meilleur ».

Philippe Grenier est titulaire de la bourse des médias de la Fondation Asie-Pacifique du Canada 2017-2018. Grâce à cette bourse, il a produit une série de reportages sur les défis démographiques du Japon et divers sujets.

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