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Chrystia Freeland à Washington pour la phase critique des négociations de l’ALENA

Négociations de l'ALENA, au Mexique.
La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, accompagnée du ministre mexicain du Commerce, Ildefonso Guajardo (centre), et du représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, lors d'une séance de négociation au Mexique. Photo: Reuters / Edgard Garrido

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, se rend jeudi à Washington, où les pourparlers entourant la renégociation du traité de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique entrent dans une phase cruciale.

Mme Freeland doit rencontrer le représentant américain du Commerce, Robert Leitizer, et le ministre mexicain de l’Économie, Ildefonso Guajardo, pour discuter non seulement du contenu d’un nouvel accord de libre-échange, mais également de sa structure, rapportent des sources internes citées par La Presse canadienne.

Bien que les parties laissent entendre depuis quelques semaines déjà qu’une entente serait imminente entre les trois pays, plusieurs questions restent visiblement encore à régler.

La ministre Freeland pourrait d’ailleurs devoir retourner à Washington la semaine prochaine pour tenter une fois de plus d’accélérer le processus dans l’espoir d’annoncer une entente de principe au cours du printemps.

L’un des points d’achoppement concernerait les modalités de ratification d’une éventuelle entente de principe. Selon La Presse canadienne, les représentants des trois pays tenteraient de déterminer si l'entente doit prendre la forme d’un document complet à soumettre au vote des trois gouvernements, ce qui nécessitera des mois de travaux, ou plutôt d’une simple mise à jour du traité de l’ALENA existant qui contournerait le processus législatif et accélérerait son entrée en vigueur.

Avant les élections mexicaines

Les parties pressent le pas dans le but de conclure les négociations de l’ALENA avant les élections fédérales mexicaines qui doivent avoir lieu le 1er juillet 2018, pour avoir l’assurance qu’une nouvelle entente sera honorée par le nouveau gouvernement mexicain.

Les conseillers du candidat en avance dans les sondages au Mexique, Andrès Manuel Lopez Obrador, du Mouvement de régénération national (MORENA), soutiennent pour leur part que l'accord serait honoré par le nouveau gouvernement s'il survenait avant l'élection de juillet.

Bien que les États-Unis soient désireux de conclure rapidement les pourparlers, il y a peu de chances qu'une annonce soit faite jeudi en raison de plusieurs questions litigieuses qui demeurent entre les trois pays.

Washington lâche du leste

La semaine dernière, Donald Trump et Justin Trudeau avaient laissé entendre qu'une annonce au Sommet des Amériques, au Pérou, était possible. Le ministre mexicain de l'Économie, Ildefonso Guajardo, avait toutefois modéré les attentes, et l'absence de M. Trump au Sommet lui a donné raison.

Le président américain a de son côté assoupli ses exigences dans les négociations sur les véhicules automobiles notamment.

Les États-Unis ont convenu d'une proposition en vertu de laquelle les véhicules devront être composés à 75 % de pièces nord-américaines, plutôt qu'à 85 % comme ils l'exigeaient précédemment.

Avec les informations de La Presse canadienne

Économie